L'ambiance était électrique mercredi 3 juin sur le plateau de "L'heure des pros 2", sur CNews. Pascal Praud, entouré d'une bande de chroniqueurs comprenant Eric Revel, Louis De Raguenel, Gilles-William Goldnadel, Yoann Usai et Sarah Saldmann, a évoqué divers sujets, à commencer par les violences et dégradations survenues en marge de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, le 30 mai. Après avoir diffusé un audio de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonçant sur RTL les propos du président du Rassemblement national Jordan Bardella, qui affirmait que les casseurs étaient issus de l'immigration, le débat a continué en plateau.
Yoann Usai a rapidement interpellé Sarah Saldmann, qui ne faisait depuis le début elle pas le lien entre immigration et célébrations violentes. "Pardon d'être honnête Sarah. Je vois que tu vois aussi [ce qu'il se passe] mais que tu ne peux pas le dire parce que le milieu dans lequel tu évolues ne le tolèrerait pas." "Je dis ce que je veux, a d'abord rétorqué l'avocate, avant d'ajouter : C'est sûr que je n'évolue pas au milieu de 'Frontières'. Je peux dire ce que je veux. Simplement, sur ce sujet, il n'y a pas de problème migratoire." Une prise de position allant à l'encontre de celle proférée notamment par Yoann Usai, Louis de Raguenel et Pascal Praud, et qui a rapidement irrité ce dernier.
"Convenez que, d'ailleurs ce n'est pas lié au football, la Fête de la musique, le 31 décembre, le 14 juillet, le Paris Saint-Germain... attirent un certain type de sociologie, on peut le dire comme ça. Or, la finale de la Coupe de France contre Lens, c'est une autre sociologie et manifestement il n'y a pas d'incidents. [Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez] dit ce n'est pas le même public ! Il l'a dit", a poursuivi Pascal Praud. "Oui, mais vous vous dites que c'est l'immigration, moi je pourrais vous dire que c'était des personnes d'un milieu plutôt défavorisé, a rebondi Sarah Saldmann. Ça dépend du prisme que l'on adopte. On peut être immigré et ne pas tout casser !" Une intervention qui a de nouveau suscité l'agacement de ses collègues.
"Pardonnez-moi, pourquoi les Lensois, qui sont beaucoup plus défavorisés, pourquoi il n'y a pas de soucis ?", relance alors le présentateur. "Il y a aussi des personnes issues de l'immigration qui ne cassent pas !, argumente l'avocate. Cet argument réthorique ne tient pas !". La relance de trop pour Pascal Praud, encouragé par l'indignation de ses autres chroniqueurs : "Écoutez, ça ne sert à rien parce que vous défendez une posture... franchement... j'ai rien contre personne. C'est juste une posture. Vous venez ici pour faire un numéro et ce n'est pas agréable." "Ce n'est pas vrai, s'est défendue Sarah Saldmann. Ce n'est pas parce que je ne ressors pas la propagande de "Frontières" que je ne peux pas avoir un point de vue qui est le mien !" "Ça fait cinq fois que vous citez 'Frontières', qui travaille sur notre chaîne ! Ça fait cinq fois ! Vous pouvez le faire une sixième fois, ça fait cinq fois !",a continué Pascal Praud, très irrité. "Parce que ce sont les seuls qui ont tenu cette position là", lui a répondu l'avocate. "Je ne suis pas dupe de ce que vous faites, ça s'appelle une posture, et ce n'est pas bien pour la chaîne sur laquelle vous êtes", a poursuivi Pascal Praud. " Vous aussi, c'est une posture", a eu le temps de rétorquer Sarah Saldmann avant que Gilles-William Goldnadel ne reprenne la parole pour "revenir à des choses plus factuelles."
Un peu plus tard, Pascal Praud ajoute, encore à l'attention de Sarah Saldmann restée plutôt muette depuis leur accrochage un peu plus tôt : "Je vais vous dire une chose, ça suffit d'attaquer 'Frontières'. Il faut vraiment défendre ce média. Moi, je travaille avec eux. Ils sont sur le terrain, ils témoignent de la réalité avec un garçon qui s'appelle Jordan Florentin. Le travail qu'ils font est un travail journalistique, de témoignages." Une sortie à laquelle l'avocate a réagi, refusant de soutenir un média "faisant la propagande de l'extrême-droite". " Vous ne pouvez pas dire qu'ils font un travail formidable ! [...] C'est vous qui êtes dans la posture, vous savez très bien qui sont ce gens !", a-t-elle notamment réagi.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2