"On peut jouir lors d'un viol" : Brigitte Lahaie choque lors d'un débat sur BFMTV

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"On peut jouir lors d'un viol" : Brigitte Lahaie choque lors d'un débat sur BFMTV
Brigitte Lahaie et Caroline de Haas dans "News et Compagnie" © BFMTV
L'animatrice de Sud Radio a choqué en prononcant cette phrase lors d'un débat face à Caroline de Haas sur le plateau de BFMTV.

Le débat s'envenime et dérape. Mardi, une centaine de femmes ont publié une tribune dans "Le Monde" pour défendre la "liberté d'importuner", en réponse au mouvement #MeToo et #BalanceTonPorc et aux excès qu'il entraînerait. Parmi ces femmes, le nom de Catherine Deneuve est celui qui revient le plus, la tribune ayant déjà été reprise par les médias du monde entier.

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Cette prise de parole a cristallisé les tensions et l'attention de nombreux médias. Hier, dans "C à vous", la féministe Nadia Daam et Sophie de Menthon, signataire de la tribune du "Monde", étaient ainsi invitées à débattre tandis que, sur BFMTV, Nathalie Lévy avait convié Caroline de Haas et Brigitte Lahaie, autre signataire du plaidoyer, sur le plateau de "News et compagnie".

"Banalisation de la violence"

Mais l'échange entre la militante féministe et l'ex-actrice pornographique et animatrice de Sud Radio a pris un tour extrêmement inattendu au moment d'aborder la capacité des femmes à posséder leur corps et à redonner à celui-ci de la jouissance. "Il y a un truc très simple, c'est d'arrêter les violences. Parce que les violences empêchent la jouissance. Quand vous avez été victime d'un viol, vous jouissez moins bien en fait, en général" explique ainsi Caroline de Haas. "Je vous signale que l'on peut jouir lors d'un viol" rétorque alors Brigitte Lahaie, laissant son interlocutrice sans voix. Plutôt que de rebondir sur ces propos, Nathalie Levy a préféré changer de sujet et a invité les deux femmes à revenir à "l'aspect qui nous occupe".

Caroline de Haas, qui est l'instigatrice d'une contre-tribune signée par une trentaine de féministes publiée hier matin et intitulée "Les porcs et leurs alliés ont raison de s'inquiéter", a ensuite fait part de sa consternation sur Twitter. "Le corps d'une victime peut réagir de plein de manières différentes" explique-t-elle ainsi avant d'ajouter que "Cela ne change rien au fait que le viol est un crime". "Placer cette phrase alors que l'on parlait de plaisir sexuel donne un sentiment de banalisation de la violence" a conclu la militante féministe. puremedias.com vous propose de revoir l'échange entre Caroline de Haas et Brigitte Lahaie.

Brigitte Lahaie
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commentaires
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Les flaques du Connemara

merci ;)



L'Œil

"Je crains vraiment que l'on forme une génération de filles à qui l'on a
tellement parlé de violence et insisté sur leur développement individuel
qu'elles ne seraient plus en mesure de développer de relations sincères avec les garçons sans une forme de méfiance, voir de défiance permanente envers eux. Et une génération de garçons dont on ne saurait plus quoi faire, parfois brimés, parfois laissés à l'abandon, finissant en pauvres types qui eux non plus ne sauraient plus comment aborder une femme sans méfiance et craignant pour leur propre condition."

Excellente remarque.



POP_CULTURE

Ils manquaient de contextualisation, puisque ça a été très incompris mais ça ne mérite pas la vindicte populaire non +...



RomainL

La question n'est pas de savoir si Brigitte dit vrai ou pas, la question qui est posé est : est ce que ses propos ont leur place dans le débat?
De toute évidence, non !



POP_CULTURE

Je parlais d'exclure du débat la complexité des choses qu'a souligné Brigitte Lahaie dans ses propos qui font polémique.
Je comprends bien que c'est plus facile de la renvoyer au tapis et de l'effacer, oui mais il y a un hic, elle dit une vérité qui concerne parfois les victimes de viol.



Backpacker

Oui, toutes des vieilles bourgeoises complètement réactionnaires et dépassées.



arlouf

"Quel est le message qu'ils reçoivent ? Ben, qu'il y a des femmes que ça ne dérangent pas, voir qui y prennent du plaisir et même qui peuvent jouir si on les viole (grâce à B. Lahaie signatrice défendant le texte)."
Quels sont les 5 premiers mots de la tribune ? Le viol est un crime. Donc si ils comprennent l'inverse de ce qu'on leur raconte c'est problématique. J'ajoute que Lahaie a indiqué en début de débat qu'elle était là bas en son nom propre et pas en celui d'un quelconque collectif. 2 rédactrices de la tribune se sont d'ailleurs désolidarisées de ces propos tenus sur BFM qui ne suivent "ni la lettre ni l'esprit" du texte qu'elles ont écrit. Je trouve en outre qu'il est assez gonflé de faire de Lahaie une défenseuse des violeurs pour avoir simplement rappelé une réalité physiologique (dans le cadre de la réponse à une contre vérité de De Haas). Le concept de vérité est vraiment très peu coté aujourd'hui, on en a encore la preuve.

Où est-il question de mettre la parole des agresseurs et des victimes sur le même plan ? Les femmes qui ont signé ne sont pas des agresseurs à ce que je sache. Certaines sont même victimes. Je vois par contre dans l'évocation de la misère sexuelle des frotteurs une tentative de déresponsabilisation des agresseurs (pas plus que lorsque De Haas, qui les gronde en ce moment, explique qu'il faut élargir les trottoirs de la Chapelle Pajol) qui me semble très criticable.
Enfin, votre dernière phrase transforme leur revendication de la pluralité des ressentis en une minimisation des agressions. Non, je suis désolé mais il n'y a pas de réaction type de victime. Et je ne comprends pas bien l'injonction (pour le coup c'en est une) qui leur est faite de réagir toutes de la même manière. Si elles réclament la POSSIBILITÉ de s'en foutre qui sommes nous pour leur dire "non, tu dois être dévastée". J'aimerais bien, personnellement, que toutes portent plainte pour que la justice s'occupe le plus possible de ces types, mais si certaines voient ça comme un non événement c'est leur droit le plus strict, même si on peut discuter sur le risque que cela fait courir aux autres (angle non utilisé dans cette furie médiatique).

On gagnerait beaucoup sur le sujet à se concentrer sur le texte et pas sur la caricature qui en est faite. D'ailleurs beaucoup de points intéressants soulevés sont complètement éludés dans ce débat (théorie de la protection, censure morale) où on a décidé qu'on avait d'un côté les gentils et de l'autre les salopes qui ont intériorisé la violence patriarcale. Je rêve d'un jour où le débat public sera moins caricatural.



Les flaques du Connemara

Je crains vraiment un "nouvel ordre moral", pour reprendre la formule consacrée, qui est en train de naître avec ce mouvement. On a beaucoup disserté sur le cas Tex sur Ozap, mais plus largement la société devient vite irascible, les réseaux sociaux accentuent le phénomène et les corps politiques et médiatiques n'ont pas tenté d'apporter une réponse avec beaucoup de finesse, ils ont plutôt eu tendance à jeter de l'huile sur le feu. La tribune peut être critiquable dans sa formulation (importuner, ce n'est pas très "gentleman" je l'accorde), mais elle est utile car elle apporte justement un contre-pied nécessaire dans tout débat.

Apprendre à respecter l'autre, ce n'est pas juste menacer et faire régner la terreur sur ceux qui sortirai du cadre défini par la pensée majoritaire féministe, individualiste et finalement pas très libérale. C'est au contraire apprendre autant l'égalité des droits que la complémentarité entre hommes et femmes, indispensable. Je crains vraiment que l'on forme une génération de filles à qui l'on a tellement parlé de violence et insisté sur leur développement individuel qu'elles ne seraient plus en mesure de développer de relations sincères avec les garçons sans une forme de méfiance, voir de défiance permanente envers eux. Et une génération de garçons dont on ne saurait plus quoi faire, parfois brimés, parfois laissés à l'abandon, finissant en pauvres types qui eux non plus ne sauraient plus comment aborder une femme sans méfiance et craignant pour leur propre condition.



Withnail

Apporter de la nuance pourquoi pas. La crainte d'un retour à l'ordre moral ou aux tribunaux médiatiques méritent sans doute d'être défendus. Mais les arguments utilisés par cette tribune sont particulièrement mauvais voire irresponsables. Les propos de Brigitte Lahaie sont l'illustration que les signatrices semblent plus prendre la défense des agresseurs et relativiser la parole des victimes que demander de la nuance



arlouf

Une discussion construite ne peut avoir lieu lorsqu'un intervenant accumule les mensonges avérés et argumente sur un texte imaginaire, se réfugiant derrière sa lecture très personnelle entre les lignes. Ce n'est pas parce que l'objectif est louable qu'on est permis de balancer ouvertement des contre vérités. Je comprends toutefois qu'il soit désagréable d'être pris sur le fait à raconter des conneries. L'honnêteté de le reconnaître n'est à l'évidence pas donnée à tout le monde.



Les flaques du Connemara

Moi ça m'a surtout fait penser à "Elle" de Verhoeven.



Les flaques du Connemara

D'accord sur le début, moins sur la fin. Je pense que le rôle de la tribune est surtout d'apporter de la nuance au débat. On est en train de créer un mythe d'un mâle nécessairement oppresseur, ce qui est majoritairement faux. Surtout en France qui est malgré tout un pays très libre sur ce point (en voyant cela à l'échelle du monde). Il n'y a rien de plus destructeur que de vouloir défendre l'idée qu'il y a deux camps qui devrait s'affronter. Dans une société il y a nécessairement des hommes et des femmes, et construire une éducation et un discours médiatique reposant sur leur opposition serait dramatique. Hors c'est précisément ce qui va arrivé après le débat actuel si on ne sait pas y mettre de la nuance.



Withnail

Le problème est que cette tribune s'adresse à tout le monde... y compris aux harceleurs et aux agresseurs.

Quel est le message qu'ils reçoivent ? Ben, qu'il y a des femmes que ça ne dérangent pas, voir qui y prennent du plaisir et même qui peuvent jouir si on les viole (grâce à B. Lahaie signatrice défendant le texte).

En ça, c'est irresponsable. Et on ne peut pas toujours mettre deux paroles sur un même plan. Celle des victimes et celle des agresseurs. C'est comme dire que la théorie de l’évolution et le créationnisme se valent et on doit donc enseigner les deux. Quelque part cette tribune minimise l'agression en rendant relatif les comportements des agresseurs qui ne dépendrait finalement que de la victime.



Furious Angel

Allez bon courage, continue à enculer les mouches et à fuir toute discussion construite



Marcel Bouchu

Ok, fin du jeu, on se reparle à votre prochaine incarnation :)



Plouf

Bah oui, tout est résolu, Haziza est en pyjama chez lui et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes alors fernez-la à nouveau mesdames.



Marcel Bouchu

Ok, et donc quand vous n'avez plus d'arguments, vous passez aux insultes, tout ça est tellement prévisible...



Marcel Bouchu

Les liens fournis n'ont aucun rapport avec votre série précédente de panneaux Facebook, qui eux-mêmes n'avaient aucun rapport avec la citation de Brigitte Lahaye, vous êtes juste un robot qui réagit par mots clés, mais ça ne fait pas un être humain intelligent ça mon vieux.



Marcel Bouchu

Ah, et en plus vous éditez vos commentaires pour ajouter des trucs qui n'ont rien à voir, champion !



Marcel Bouchu

C'est tout ? Vous ne me répliquez plus que Bild est un grand journal allemand, parce que c'est le pire du pire de la presse poubelle ? Vos fake news ne sont pas plus démontrées, vos panneaux Facebook restent des panneaux Facebook et votre source unique d'infos une page d'extrême-droite, et c'est moi qui ai des œillères ?



Marcel Bouchu

Bon, d'abord c'est définitif vous ne connaissez pas la honte, en plus vous n'avez plus de cerveau, j'ai l'impression de parler à un bot d'extrême-droite. Et sinon, pour Bild :
https://beta.arretsurimages...



Marcel Bouchu

Oui oui, vous avez raison de ne pas donner le lien, qu'on ne voie pas qu'il s'agit de la soupe de Tonton Vladimir :)



Marcel Bouchu

Si vous êtes sensible à la honte, Caroline de Haas a elle-même été victime de viol, mais bon, c'est pas votre officine d'extrême droite fournisseuse de panneaux à coller partout qui va vous le dire.



arlouf

Cette mauvaise foi qui consiste, pris la main dans le sac à diffuser une fausse information, à rejeter la faute sur celui qui le fait remarquer n'est pas très glorieuse. Vous dites qu'elle est à l'origine alors qu'elle est suiveuse. Vous mentez, c'est tout, et persister à le nier est ridicule. Comme vous mentez lorsque vous signalez que le toucher de genou constitue une agression, le lien que je vous ai soumis hier le prouve. Mais peut-être que là encore vous allez nous dire que cette pénaliste du barreau de Paris joue sur les mots. Vous n'êtes définitivement pas en place sur le sujet. Ça fait beaucoup, surtout lorsque vous rajoutez une confusion entre les verbes, plutôt basiques, devoir et pouvoir. Car, oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, la possibilité et l'injonction, ce n'est pas la même chose. Votre argumentation gagnerait à traiter ce que dit ce texte et pas ce que vous avez envie qu'il dise, parce que l'excuse de mauvais élève "je lis entre les lignes" n'est pas bien convaincante. C'est une astuce faible témoignant d'une incapacité à attaquer un texte de front sans lui imputer un sens qu'il ne comporte pas.



Nina Ritchie

ou Hidalgo qui déclare vouloir sauver l 'humanité avec sa politique anti voiture ...



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