Le succès du film "Intouchables" irrite Libération
L'unanimité critique n'existe pas en matière de cinéma. Et le film "Intouchables", salué par les journalistes de bon nombre de médias n'y échappe pas. Près de quinze jours après sa sortie et 4 millions d'entrée plus tard, le film est en passe de devenir un "phénomène de société". A tel point que JT et journaux s'interrogent depuis une semaine sur les raisons du succès de ce long-métrage réunissant Omar Sy et François Cluzet. Ce matin, c'est au tour du quotidien Libération d'apporter son décryptage. Dans "Intouchables ? Ben si...", le quotidien étrille point par point le succès populaire de cette comédie sociale "bien pensante" et "bisounours" d'Eric Toledano et Olivier Nakache.
Rien ne trouve grâce aux yeux de Bruno Icher, Gérard Lefort et Didier Péron, auteurs du papier. Une histoire vraie ? "Des centaines d'autres films trouvent dans cette formule magique la légitimité indiscutable de leur propos (...) On est donc aimablement priés, un flingue émotionnel sur la tempe, de s'attendrir sur la situation respective des deux personnages" écrivent nos confrères. Autre point d'irritabilité, le rapprochement entre un riche impotent et un pauvre souriant, une "fable abolit la méfiance qui règne entre classes sociales et la remplace par un mélange de bonhomie et de sans-gêne".
"Une morale a géométrie variable"
Libé flingue tous azimuts les clichés du riche et du banlieusard matraqués dans le film. François Cluzet et Omar Sy, "un aristo à foulard Hermès et un gaillard à gros bras en jogging Adidas". La fille de Philippe, "archétype de la gamine gâtée-pourrie qui ne respecte personne". Driss, un dur qui "baisse la tête devant maman quand elle lui dit qu'il est un vilain garçon". Les journalistes dénoncent cette "morale à géométrie variable, assaisonnée de leçons de vie" qui "est évidemment un ressort efficace pour tous et n'importe qui, car chacun veut la loi pour les autres et la liberté pour soi."
Le quotidien épingle aussi l'offense faite à la culture dans le long-métrage : art contemporain, musique classique, opéra, littérature. "Tout cela dit au nom du parler banlieue, du parler d'en bas, du parler incorrect, tous synonymes du parler vrai. Qui n'est pas du tout le fantasme d'un parler minoritaire, mais un parler dominant fustige Libé. Le film ne parle pas le français, il parle le TF1 en première langue et le Canal + en option travaux pratiques". Enfin, Libération se moque des réactions enflammées des téléspectateurs à la sortie de la projection. Ces micro-tro' dithyrambiques qui remplissent les sujets télé consacrés au succès du film. Ou "la dictature de l'émotion comme cache-misère de l'absence totale de pensée". Un "enfumage" relevant "d'un marketing qui, bien au-delà d'un film, infeste la production culturelle majoritaire et son commentaire et fait pousser sa mauvaise graine dans le champ de la politique."
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Le 14 Novembre 2011 à 12:45
Le 14 Novembre 2011 à 12:23
mais leur habituelle et systématique politique de cassage des succès publics
en guise d'auto-promotion de feu leur esprit rebelle,
est un peu affligeante, tant elle leur met des oeillères
leur empêchant de voir qu'entre noir et blanc, il y a gris, et des choses qu'ils n'ont pas vues.
Le 14 Novembre 2011 à 12:23
Eh les gars de chez libé réveillez vous , bon nombre de mes anciens potes de banlieue
jouaient les caïds mais une fois rentré a la maison , ce n'était plus du tout la même
donne devant leurs parents !
Ensuite tu peux avoir de la culture tout en gardant ta façon de parler (argot , accent) ,
ou est le mal ?
Faut sortir de temps en temps , il y a des (êtres humains) banlieusards bien vous savez !!!