Nuits d'ivresse printanière

Comédie dramatique réalisé par Lou Ye

Avec : Wang Ping
2009. Durée : 1h55.

Note de la rédac :
pucepucepucepucepuce
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Synopsis

Nankin de nos jours, au printemps.
La femme de Wang Ping le soupçonne d'infidélité. Elle engage Luo Haitao pour l'espionner et découvre ainsi l'amour que son mari porte à un homme, Jiang Cheng.
C'est avec cet homme que Luo Haitao et Li Jing, sa petite amie, se jettent alors à corps perdus dans une folle équipée amoureuse. C'est pour tous trois le début de nuits d'ivresse suffocantes, qui égarent l'esprit et exaltent les sens. Un sulfureux voyage aux confins de la jalousie et de l'obsession amoureuse.


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  • Le film "Nuit d ivresse printanière"
  • Le film "Nuit d ivresse printanière"

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Nuits d'ivresse printanière : un joli film, mais dont on sort avec la gueule de bois
Nuits d'ivresse printanière : un joli film, mais dont on sort avec la gueule de bois (05/2009)
Lou Ye a l'alcool violent et le réveil douloureux. On sort de sa nuit d'ivresse comme avec la gueule de bois, la sensation de ne pas se souvenir de toute la soirée, d'avoir passé un bon moment sans être sûr d'avoir vraiment tout compris des... Suivant

Réalisateurs

Acteurs

Nuits d'ivresse printanière : un joli film, mais dont on sort avec la gueule de bois
Nuits d'ivresse printanière : un joli film, mais dont on sort avec la gueule de bois (05/2009)
Lou Ye a l'alcool violent et le réveil douloureux. On sort de sa nuit d'ivresse comme avec la gueule de bois, la sensation de ne pas se souvenir de toute la soirée, d'avoir passé un bon moment sans être sûr d'avoir vraiment tout compris des... Suivant

Les avis de la rédac'

L'essentiel

Caméra chaotique et sexe cru, Nuit d’ivresse printanière est une belle histoire d’amour montrant de somptueux moments d’intimité. Un peu trop long, toutefois, pour savourer totalement le film.

Notes

Mathias Chaillot

un joli film, mais dont on sort avec la gueule de bois

Publié par Mathias Chaillot
Jeudi 14 Mai 2009 13h10
Lou Ye a l'alcool violent et le réveil douloureux. On sort de sa nuit d'ivresse comme avec la gueule de bois, la sensation de ne pas se souvenir de toute la soirée, d'avoir passé un bon moment sans être sûr d'avoir vraiment tout compris des enjeux. Sous prétexte d'une histoire d'amour assez banale (deux hommes) relevée par un élément perturbateur (une femme), Lou Ye court après ses acteurs, caméra à la main, comme s'il n'arrivait pas à les saisir.

Comme s'il était de ces paparazzis (le détective payé par la femme de l'un des héros pour le suivre ?) qui saisissent des moments à la volée, entre deux portes. Lorsqu'enfin il les bloque, les cerne, les capture, c'est pour se jeter sur eux et les filmer au plus près, dans leur nudité et leur sexualité la plus crue. Montrer l'amour jusque sous la couette, lumière allumée, parce que rien n'est censé être honteux.

Remue-ménage à trois

Mais voilà, la nuit ne semble pas vouloir finir, on se lasse, vite, de cette histoire d'amour. Elle est belle, certaines scènes sont d'un esthétisme gracieux, mais le film a un goût de déjà vu, comme si My Own Private Idaho de Gus Van Sant flottait au-dessus de la salle. La froideur de l'image, volée avec une petite caméra digitale, nous plonge dans une Chine grise où seuls percent les flashs des discothèques et les ampoules des cabarets de travestis.

Alors à défaut de regarder les paysages (tristes) ou les décors (sobres), on doit se concentrer sur l'homme et le corps. Ça tombe bien, c'est là la volonté du réalisateur. Montrer l'homme, homo ou hétéro peu importe, mais l'homme. Des fulgurances passionnelles, une très belle intimité, très bien rendue à l'écran. Rien d'autre. Noble ambition, mais vouloir faire à tout prix de l'antilyrisme rend Nuits d'ivresse printanière un brin trop fade. Un brin trop long. Le réveil est certes agréable, mais la nuit a été trop agitée pour le savourer totalement.



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