"Danse avec les stars" 4 : Le bilan des producteurs sur puremedias.com

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"Danse avec les stars" 4 : Le bilan des producteurs sur puremedias.com
Les producteurs de "Danse avec les stars" dressent le bilan de la saison 4 sur puremedias.com
Les producteurs de "Danse avec les stars" dressent le bilan de la saison 4 sur puremedias.com © DR, TF1
A quelques heures de la finale de "Danse avec les stars" saison 4 sur TF1, puremedias.com a rencontré les producteurs du concours, Jean-Louis Blot et Frédéric Pedraza.

H-10 avant la finale de la saison 4 de "Danse avec les stars" sur TF1. Ce soir, Laetitia Milot, Alizée et Brahim Zaibat vont s'affronter pour tenter de succéder à M. Pokora, Shy'm et Emmanuel Moire. A l'occasion de la finale du programme, puremedias.com a demandé aux producteurs de l'émission - Jean-Louis Blot pour BBC Worldwide France et Frédéric Pedraza pour TF1 Production - de faire le bilan de cette saison.

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Propos recueillis par Benoît Daragon et Kevin Boucher.

"On s'inspire clairement plus de la version américaine"

puremedias.com : Quel bilan tirez-vous de cette quatrième saison ?

Jean-Louis Blot : Super positif ! De saison en saison, les audiences progressent, l'implication des téléspectateurs aussi, comme on le voit avec les réseaux sociaux.

Frédéric Pedraza : Les audiences sont meilleures que l'année dernière. On va approcher une moyenne de 6 millions et on s'améliore sur les cibles. C'est rassurant.

Quelles ont été les innovations de la saison ?

FP : Cette année, je voulais un rendu artistique moins figuratif et plus brut. Je voulais limiter les décors additionnels qui avaient un peu vieilli et proposer des choses plus graphiques. Grâce au décor à 360°, on peut faire des ruptures au sein d'une même chorégraphie. Chaque semaine, on se démène pour proposer des choses nouvelles et je pense que le public le ressent et est sensible à ce spectacle. On a aussi voulu une lumière plus noire, un plateau moins éclairé. On a refusé de mettre plus de deux couleurs par tableau. Malgré l'ajout d'effets, on a épuré la réalisation des tableaux pour pouvoir mieux ressentir la danse.

C'est un programme qui s'appuie sur ce qu'on appelle "une bible". Vous êtes libre d'y apporter vos innovations ?

JLB : Il y a des choses qu'on ne peut pas toucher. Les épreuves que l'on prend, ce sont des épreuves que l'on a repérées, aux Etats-Unis en particulier. Avec Déborah Nahon (chef de projet chez TF1 Production, ndlr), nous sommes allés à Los Angeles en début d'année voir la version américaine et on a ramené pas mal de choses, notamment au niveau du décor. Aujourd'hui, on s'inspire clairement plus de la version américaine que de la version anglaise.

Et concrètement, qu'est-ce que vous ne pouvez pas changer ?

JLB : On ne peut pas changer la base du programme : un magneto qui raconte les enjeux, la danse qui suit, l'avis des juges et les notes des juges.

"On aura fait environ cent tableaux"

Les projections au sol ont été utilisées de façon quasi-systématiques.

JLB : On le fait de façon beaucoup plus systématique que les Américains et les Anglais. Ca apporte un effet visuel fort et ça événementialise énormément le programme. On a l'impression de rater quelque chose si on ne regarde pas "Danse avec les stars" parce qu'un tableau va être vraiment quelque chose d'exceptionnel.

FP : Demain soir, on aura fait environ cent tableaux. C'est assez épuisant de trouver des idées à chaque fois. Il faut un peu d'audace et beaucoup de concentration pour réaliser des scénographies très compliquées techniquement, tout ça en direct et avec peu de temps de répétition.

Les critiques des juges sont-elles écrites ? On a l'impression que c'est très mis en scène en voyant notamment Jean-Marc Généreux.

JLB : On est l'une des rares émissions dans laquelle les juges n'ont pas d'oreillette. On ne contrôle absolument pas ce qu'ils disent, ni leurs notes. Ils prennent des notes et ils donnent leur avis. Les petites mises en scène de Jean-Marc, il les prépare à l'avance mais il ne sait pas s'il va les sortir ou pas.

On a vu que Christophe Licata, le partenaire de Laëtitia Milot, a dû déclarer forfait pendant deux semaines suite à une blessure. Que se passe-t-il quand il y a un blessé ?

JLB : Dans le règlement, il est indiqué que lorsqu'un danseur professionnel est blessé et qu'il ne peut pas assurer le prime, on doit le remplacer par un autre danseur professionnel. Si c'est une célébrité, c'est plus compliqué. S'il y a un avis médical nous disant qu'elle ne peut pas assurer le prime mais qu'elle peut venir au prime suivant, elle ne concourra pas sur ce prime. En revanche, si elle est vraiment blessée et ne peut pas revenir dans les deux semaines, on est obligés de l'éliminer. Mais si elle se blesse lors des répétitions, la célébrité peut concourir et on va diffuser sa répétition du prime.

"La technique n'a pas coûté plus cher que les années précédentes"

La réalisation est souvent applaudie. C'est une forte part du budget ?

JLB : C'est une émission qui coûte extrêmement cher. Par exemple, chaque danseur professionnel et chaque célébrité change de costume au moins deux fois par émission. Ca coûte une fortune. On a un orchestre avec 18 musiciens, qui doit répéter avant également. Et en termes de réalisation, on va jusqu'à 17 caméras, avec du monde pour faire tourner ça, un car régie assez lourd, un car son également...

FP : Ca n'a pas coûté plus cher que les années précédentes niveau technique car on a réduit les décors par exemple. On fait juste des choix différents.

Le niveau des candidats s'est considérablement amélioré. On n'a plus de candidats bien moins forts comme Marthe Mercadier la première année. C'est une volonté assumée ?

JLB : On surveille les versions étrangères. En Angleterre, il y a un côté très second degré, avec une députée de 60 ans ou un vieux magicien de 80 ans. On est partis dans cette direction la première année, avec Marthe Mercadier ou les magnetos décalés de Jean-Marc Généreux. L'émission a fonctionné mais on s'est aperçus qu'il y avait une adhésion moins forte sur ces valeurs-là. Et surtout, on s'est aperçus que les Français ont adoré Marthe Mercadier et à un moment, ils ont été gênés de la voir danser en concurrence avec M. Pokora.

FP : "Danse avec les stars" ne doit pas être un spectacle déceptif. On doit être dans l'admiration de personnalités qui se donnent à fond même si ce ne sont pas des professionnels de la danse de salon. Il doit y avoir de l'émotion. Au départ, ils n'ont pas tous les mêmes aptitudes, mais tous ont énormément travaillé et progressé.

Et un candidat comme Laurent Ournac, qui a réussi à surprendre au fil des semaines sans provoquer les moqueries, vous vous y attendiez ?

JLB : C'est ce qu'on espérait mais on fait danser toutes nos célébrités avant, donc on sait un peu le potentiel qu'elles ont. Ce qui compte dans cette émission, c'est l'évolution. C'est ce qui va intéresser les gens.

FP : Ca faisait plusieurs éditions qu'on essayait d'avoir Laurent mais il n'était pas disponible en raison des tournages de "Camping paradis". Je l'ai rencontré plusieurs fois et je savais que c'était un entertainer et qu'il n'aimait pas faire les choses à la légère. Il a une capacité à émouvoir et est très à l'aise avec son corps. Il voulait faire un show à l'américaine et a beaucoup travaillé pour y arriver.

Une semaine consacrée à un artiste ? "Je ne sais pas qui on pourrait mettre"

Il y a aussi des candidats qui partent avec un bon niveau. Brahim Zaibat est champion de breakdance...

JLB : Il a appris à danser à deux, ce qu'il ne savait pas faire, et il a appris des pas qu'il ne connaissait pas. Il a été obligé d'effacer tout ce qu'il savait et de faire un réapprentissage complet. C'est ça qui a plu aux gens, c'est l'humilité avec laquelle il est arrivé dans cette émission et la façon dont il a appris et intégré les choses. Il va en finale parce qu'il danse bien mais aussi parce que le public le soutient.

Aussi parce qu'il est souvent torse nu !

JLB : (Rires) Pas plus que tous les autres candidats masculins et les danseurs ! Mais ce n'est pas nouveau. M. Pokora en saison 1 était souvent torse nu.

Il y a eu une petite polémique dans les tabloids britanniques, qui affirmaient que, suite à des plaintes, les danseurs pourraient avoir interdiction de danser torse nu. On peut imaginer une telle interdiction en France ?

JLB : Il n'y a pas eu d'interdiction en fait. Après une danse torse nu, ils ont reçu cinquante lettres de plainte et c'est tout. Nous, on n'en a reçu aucune. L'année dernière, même la danse de Lorie avec les deux danseurs professionnels où elle les déshabillait n'a pas fait hurler dans les chaumières.

Vous avez déjà réfléchi à des nouveautés pour la saison prochaine ? Aux Etats-Unis, il y a eu une "semaine Cher", où les célébrités ne dansaient que sur des titres de Cher et où Cher elle-même était jurée.

JLB : Tous les ans, on fait un séminaire en France en essayant de partager les innovations et changements que l'on veut faire avec TF1 et TF1 Production. Et il y a un séminaire à Londres où tous les producteurs mondiaux échangent. Après, aux Etats-Unis, ils ont eu Cher et Stevie Wonder. Après ça, je ne sais pas qui on pourrait mettre !

"Faire deux saisons la première année, ça a été difficile"

La première année, vous aviez fait deux saisons de "Danse avec les stars" avant de passer à une saison par an. Pour vous, c'est la bonne stratégie ?

JLB : Clairement. Faire deux saisons en une année, ça a été assez difficile pour nous parce qu'on n'a pas pu innover entre les deux. Aujourd'hui, en ayant une saison par an, on peut vraiment créer la différence d'une saison à l'autre, en termes de production, en termes de casting et en termes de réalisation.

Et sur le nombre de candidats, vous en êtes satisfait ?

JLB : Je pense qu'il faut clairement qu'on augmente. On a dix personnalités mais il faut élargir, il y a des secteurs de personnalités dans lequel on n'est pas allés. On n'a pas eu de sportif cette année par exemple. On aimerait bien avoir un animateur télé !

"Personne ne peut dire que l'émission a eu un effet négatif"

Avec la multiplication des émissions avec célébrités comme "Splash" ou "Ice Show", c'est difficile de faire un casting de nos jours ?

JLB : Ce n'est jamais facile de faire un casting, il faut que ce soit un équilibre et que l'affiche soit sympathique et plaise à tout le monde. Mais c'est une émission qui a une belle image, personne ne peut dire que ça a eu un effet négatif de passer dans "Danse avec les stars".

FP : C'est plus facile qu'avant de les convaincre. On sent que le monde artistique respecte l'émission. Ils ont remarqué la qualité du rendu visuel. Mais ils savent que le public ne s'attache qu'aux candidats qui se surpassent !

Et vous avez déjà des pistes pour la saison 5 ?

FP : On est déjà en réflexion, oui, même si on n'a pas encore de commande de la chaîne. On a déjà rencontré de très nombreux artistes pour les saisons précédentes. Beaucoup voulaient faire l'émission mais n'étaient pas disponibles cette année.

"Pendant deux ans et demi, TF1 a dit que ça ne marcherait jamais"

De quoi êtes-vous le plus fier dans l'émission ?

JLB : De l'avoir mise à l'antenne. Pendant deux ans et demi, je suis allé tous les jours chez TF1 et ils m'ont dit tous les jours que ça ne marcherait jamais !

FP : Ca a été une énorme bataille pour convaincre le milieu artistique aussi. Maintenant, les célébrités que l'on sollicite nous reçoivent différemment. TF1 se demandait si elles allaient vraiment venir parce qu'elles ne choisissent ni la danse, ni la musique ni leur partenaire. Avant le lancement, TF1 avait peur de ne pas avoir un casting de qualité. C'était une interrogation légitime même si aujourd'hui, la réponse semble évidente. Après, je suis fier que la marque se soit installée.

BBC détient les droits d'une version dérivée de "Danse avec les stars" sur glace. Vous l'avez déjà proposée à une chaîne ?

JLB : Non. Et ça n'a pas fonctionné outre-Atlantique. Il y a plusieurs formats de danse sur la glace et il y a eu des blessés sur chaque émission. On est très loin de "Splash" ou de "Ice". Un saut à 4 mètres est beaucoup plus dangereux qu'un porté.

"Shy'm apporte énormément de modernité"

Le jury, vous en tirez un bon bilan ?

JLB : Oui, on en est très, très heureux. Ce sont des gens ultra légitimes. Ca peut être ringard aux yeux de tout le monde la danse de salon, mais notre jury est résolument moderne.

Même Shy'm ? Elle ne fait pas l'unanimité sur les réseaux sociaux...

JLB : Il y a eu la même chose en Angleterre où une gagnante, Alesha Dixon, s'est retrouvée juge. Certains se sont indignés aussi. Mais elle a apporté, comme Shy'm, énormément de modernité à l'émission. C'est quelqu'un qu'on adore et avec qui on adore travailler.

Le rôle des animateurs doit-il évoluer ? Ils sont assez en retrait.

JLB : Non. Ils ont, en face d'eux, des célébrités en compétition avec un fort enjeu pour eux. C'est difficile pour un animateur de mettre sa personnalité en avant. En revanche, la co-animation est dans la bible. On a un maître de cérémonie qui guide le jeu et quelqu'un qui recueille le ressenti des candidats.

La chute d'Alizée ? "Il y a eu trois erreurs de Brahim avant"

Pour la finale, à quoi peut-on s'attendre ?

FP : On va essayer de vous surprendre, mais ça, c'est notre défi chaque semaine ! Ca va commencer par une danse de groupe avec tous les candidats de la saison. Jean-Marc Généreux et Chris vont faire une danse. Emmanuel Moire sera aussi là pour remettre le trophée au gagnant.

JLB : Il y aura une nouvelle épreuve : le mégamix. Ils vont danser tous les trois sur trois chansons et trois danses au même moment. Ils seront notés pour ça.

Même si Alizée chute, elle peut gagner ?

JLB : (Rires) La chute d'Alizée, j'en ai entendu parler mais elle n'a pas empêché les juges de la désigner comme gagnante car il y a eu trois erreurs de Brahim avant. Ils m'ont dit que l'un annulait l'autre, donc ça n'a pas été pris en compte.

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