"Les combattantes" : Que vaut la mini-série événement que TF1 lance ce soir ?

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"Les combattantes" : Que vaut la mini-série événement que TF1 lance ce soir ?
Par Christophe Gazzano Journaliste
D’un naturel curieux et passionné de télé, Christophe Gazzano a toujours nourri le désir de devenir journaliste. Après ses études et une dizaine d’années passées dans la presse régionale, ce natif de Salon-de-Provence est “monté à la capitale” pour intégrer Pure Médias en 2017.
La bande annonce de la mini-série événement "Les combattantes" sur TF1 © JEAN-PHILIPPE BALTEL / QUAD D
Cette série féministe, portée par un quatuor d'actrices très populaires, se déroule pendant la Première guerre mondiale. Avec un budget estimé à 20 millions d'euros, TF1 s'est donnée les moyens de ses ambitions.

Critique. Audrey Fleurot, Julie de Bona et Camille Lou réunies dans "Les combattantes", une mini-série de prestige pour TF1. Trois ans après "Le bazar de la charité", qui accueillait le même cast, la chaîne propose-t-elle en quelque sorte "Le bazar de la charité 2" ce soir à partir de 21h10 ? Pas vraiment. Tout d'abord, parce que le trio d'actrices est désormais un quatuor, rejoint par Sofia Essaïdi. L'époque change également : la fin du XIXe siècle à Paris laisse place au début de la Première guerre mondiale, en province, en septembre 1914.

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Au fil des huit épisodes mis en scène par Alexandre Laurent et produits par Iris Bucher - le même duo que pour "Le bazar de la charité - les téléspectateurs vont suivre le destin de quatre femmes dans un petit village de l'est de la France. L'idée étant de rendre hommage aux "grandes oubliées de cette guerre", pour reprendre les mots d'Iris Bucher, à savoir les femmes.

Marguerite (Audrey Fleurot) est une mystérieuse prostituée accusée d'être une espionne ; Caroline (Sofia Essaïdi), épouse de Victor Dewitt, propriétaire d'une usine de voitures, parti au front, se voit propulsée à la tête de l'entreprise familiale et bientôt menacée par son beau-frère ; Agnès (Julie de Bona) est la mère supérieure d'un couvent réquisitionné et transformé en hôpital militaire, qui va questionner ses choix de vie et enfin Suzanne (Camille Lou) est une jeune infirmière féministe en cavale depuis qu'un avortement a mal tourné.

Une mini-série ambitieuse

Cette série vaut-elle le coup d'oeil face à la forte concurrence de cette première soirée de la semaine, avec d'un côté le retour des "Rivières pourpres" sur France 2 et de l'autre, la suite des aventures des agriculteurs de "L'amour est dans le pré" sur M6 ? Après avoir découvert les deux premiers épisodes, puremedias.com est en mesure de répondre que oui. Tout d'abord parce qu'une série de cette envergure, si elle est le lot commun de toute plateforme américaine qui se respecte, reste un événement pour une chaîne française. Netflix ne s'y est pas trompée, qui a renouvelée son partenariat avec TF1 pour mettre en ligne prochainement à son tour la série, comme elle l'avait fait pour "Le bazar de la charité".

Le budget estimé à 20 millions d'euros se voit à l'écran. Il faut dire que le tournage s'est étalé sur six mois durant l'année 2021, dans trois régions différentes, dont le Grand Est pour les extérieurs. Et c'est d'ailleurs une des différences majeures par rapport au "Bazar" diffusé en 2019 : ici, on respire. Pas moins de la moitié des scènes se déroulent en extérieur.

En revanche, les téléspectateurs qui regarderont "Les combattantes" pour parfaire leur culture de la Première guerre mondiale en seront pour leurs frais. Ici, la guerre est une toile de fond, utilisée pour servir les enjeux dramaturgiques. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'action se déroule sur une période courte, pendant la guerre dite "de mouvement", "juste après la bataille de la Marne et avant les tranchées", précise le metteur en scène Alexandre Laurent dans le dossier de présentation.

La violence de la guerre n'est pas éludée

Certaines séquences sont peu habituelles sur une chaîne comme TF1. Il en est ainsi de cette fillette tuée d'une balle dans la tête par un Allemand ou de ce soldat, en pleine crise de démence, qui apparaît totalement nu à l'écran. Les scènes d'action, elles, sont au rendez-vous avec notamment une course-poursuite haletante dans laquelle sont embarquées Audrey Fleurot et Camille Lou dès le premier épisode.

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Les comédiennes principales, qui maîtrisent chacune leur partition sans trop en rajouter, n'éclipsent pas les nombreux personnages secondaires, qui font tout le sel de ces "Combattantes". Pas de prise de risque en revanche sur les acteurs choisis pour les interpréter : Tom Leeb, Maxence Danet-Fauvel, Eden Ducourant ou Mikael Mittelstadt pour ne citer qu'eux, sont aussi jeunes que beaux et populaires auprès du grand public.

Les "méchants" tirent leur épingle du jeu, tels le frère et la soeur qui gèrent la maison close dans laquelle travaille Marguerite (Audrey Fleurot) : les inquiétants Marcel et Yvonne Dumont, campés par Yannick Choirat et Florence Loiret Caille. Et même si ses scènes sont limitées, Sandrine Bonnaire brille dans le rôle de la belle-mère glaciale du personnage joué par Sofia Essaïdi.

Le personnage de Laurent Gerra

En revanche, on peut se demander si Laurent Gerra est vraiment à sa place dans le rôle d'un abbé. Dans les scènes que nous avons vues, il parvient à garder son sérieux, certes, mais on s'attend à tout moment à le voir imiter le pape François avec la voix de Garcimore, comme il a l'habitude de le faire au quotidien sur RTL... Un détail qui a le défaut de nous faire sortir de l'intrigue lorsque l'imitateur apparaît à l'écran. Ou l'avantage de nous permettre de décompresser face à l'ambiance parfois pesante qui caractérise cette mini-série.

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