Affaire Dieudonné : échange tendu entre Edwy Plenel et Aurélie Filippetti au "Grand Journal"

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Affaire Dieudonné : échange tendu entre Edwy Plenel et Aurélie Filippetti au "Grand Journal"
Par Charles Decant Rédacteur en chef

Rédacteur en chef de puremedias.com, Charles Decant est diplômé de Sciences Po Paris. Après un passage chez Universal Music, il a rejoint l'aventure puremedias.com en 2007 et se spécialise notamment dans...

Débat tendu entre Edwy Plenel et Aurélie Filippetti dans "Le Grand Journal" © DR, Canal+
Hier soir, Edwy Plenel et Aurélie Filippetti ont débattu avec virulence sur l'interdiction des spectacles de Dieudonné sur le plateau du "Grand Journal".

Ambiance électrique hier soir sur le plateau du "Grand Journal" de Canal+. Antoine De Caunes, aux commandes de l'émission depuis la rentrée, recevait Edwy Plenel, patron de Médiapart, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et le rappeur Rost pour discuter de l'affaire Dieudonné. Pointé du doigt de toutes parts, l'humoriste pourrait voir son spectacle interdit dans de nombreuses villes suite à une multitude de dérapages antisémites et négationnistes.

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"Un attentat contre nos libertés à tous"

C'est la ministre qui a ouvert le débat en qualifiant Dieudonné de "militant politique, militant extrêmiste, militant négationniste". Aurélie Filippetti a alors expliqué que "le négationnisme, en France, c'est un délit pénal. A ce titre, il ne peut pas se draper dans la liberté de création ou d'expression pour faire ce genre de propagande abjecte". Une position qu'elle a défendue tout au long de la séquence, mais ses deux interlocuteurs n'étaient pas de son avis.

Quand le rappeur Rost, opposé à l'interdiction des spectacles, a pris la parole, il s'est exprimé en faveur d'un débat apaisé pour venir aux sources du malaise et des propos polémiques de Dieudonné, et non juste à leurs effets. "On ne peut pas dire '3 minutes pour Hitler, 3 minutes pour les juifs', ce n'est pas possible", lui a répondu la ministre de la Culture. Puis, c'est Edwy Plenel qui a été interrogé par Antoine De Caunes. "Il faut le condamner, il faut qu'il paye, en revanche, à l'occasion de cette affaire, un attentat contre nos libertés à tous est en train d'être commis", a d'abord répondu le journaliste, faisant bondir de sa chaise la ministre.

"Monsieur Dieudonné est l'agent de monsieur Valls et inversement"

"Ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas un attentat contre nos libertés ! L'attentat contre la pudeur historique, c'est ce genre de propos et que ça puisse se présenter comme un spectacle. Ca n'a rien à voir avec la culture", lui a-t-elle répondu. Edwy Plenel a poursuivi en expliquant qu'il était évidemment pour la condamnation a posteriori par les tribunaux, mais pas pour l'interdiction a priori. Jean-Michel Aphatie l'a alors interrogé : "Tout le monde connaît le spectacle de Dieudonné. Tout le monde a entendu les propos antisémites. Ce que veut faire la puissance publique, c'est empêcher la reproduction de ce spectacle dans les villes françaises puisqu'on sait ce que dit Dieudonné. Il faut le laisser faire sa tournée ?".

"Les tribunaux ont jugé sept fois à titre définitif que monsieur Dieudonné était antisémite, était négationniste. On sait ce qu'il en est de son spectacle. Il y a du point de vue du droit une jurisprudence qui permet d'interdire des spectacles qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine", a ajouté Aurélie Filippetti. Mais Edwy Plenel n'a rien voulu entendre. "Monsieur Dieudonné est l'agent de monsieur Valls et monsieur Valls est l'agent de monsieur Dieudonné", a-t-il lancé, accusant le pouvoir de se servir de cette affaire pour laisser dans l'ombre d'autres sujets d'actualité plus problématiques. "C'est indécent de dire ça", s'est indignée la ministre de la Culture, avant de revenir sur la différence entre les Etats-Unis, où la liberté d'expression est totale, et la France, qui s'est "dotée de lois qui empêchent le négationnisme".

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