L'agence tous risques : La dernière chance, au dernier moment

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L'agence tous risques : La dernière chance, au dernier moment
"L'agence tous risques" au cinéma, c'est du fun, de l'action, du spectacle... Ce n'est pas du David Lynch, c'est sûr, mais qu'est-ce que ça défoule !

Après l'excellent Narc et le très sympathique Mi$e à prix, Joe Carnahan revient avec l'adaptation de la célèbre série qui a fait les beaux jours de la télévision dans les années 80. Au vu de la bande annonce, on pouvait craindre le pire. Le film sera-t-il du grand n'importe quoi, comme l'était le pitoyable G.I. Joe ?

Car à regarder en arrière, les adaptations de séries télés ont souvent été décevantes (Chapeau melon et bottes de cuir, Sherif, fais-moi peur, Sex and the city, etc.). Mais un constat s'impose ici : Carnahan a réussi son pari. Il s'est approprié la série télé (comme l'avait fait Brian De Palma avec Mission Impossible) et nous offre un film 100% Carnahan : mise en scène nerveuse, personnages barrés, intrigue à tiroirs, ambiance funky, twist final percutant ... On a l'impression de suivre la suite de Mise à prix. Avec beaucoup de plaisir.

Un casting royal



Carnahan a engagé une équipe de choc : Liam Neeson (La liste de Schindler) est parfait en Hannibal, Bradley Cooper (Very Bad Trip), alias Futé, a beaucoup de classe, Quinton "Rampage" Jackson ne manque pas d'allure en Barracuda , mais la grande réussite du film est sans conteste Sharlto Copley (District 9), qui rivalise avec le Dwight Schultz de la série, dans le rôle de Looping. On n'oubliera pas Jessica Biel et le toujours excellent Patrick Wilson, vu dans Watchmen.

Une adaptation fidèle



Carnahan est un pro de la caméra et nous offre des scènes d'actions spectaculaires et des morceaux de bravoure à n'en plus finir : la séquence d'intro, brillante, qui présente tous les personnages et nous met tout de suite dans l'action ; l'évasion de Looping (avec un joli clin d'oeil) ; et la séquence finale, qui en met plein la vue. On regrette juste la scène du tank dans les airs, un poil too much. Mais Carnahan n'est vraiment pas Stephen Sommers (Van Helsing, La Momie, G.I. Joe) et réussit à faire passer la pilule.

Il faut dire que le réalisateur de Narc ne prend jamais les spectateurs pour des imbéciles et nous offre un spectacle de haute volée. L'esprit de la série est parfaitement respecté et enchantera tous les nostalgiques. Un conseil avant d'aller voir le film : mettez votre cerveau au vestiaire, et savourez le spectacle.

Narc
Narc
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