À 58 ans, Arthur s'essaie à l'écriture avec un récit signé de son nom complet, Arthur Essebag. L'ouvrage, intitulé "J'ai perdu un bédouin", en librairie le 1er octobre, revient sur le traumatisme du 7 octobre 2023, et sur "ce sentiment d'abandon, cette peur croissante" ressentis par la communauté juive en France. "Je pense que les Français ne sont pas conscients de l'angoisse dans laquelle vit la communauté juive", a-t-il insisté.
Interrogé par Benjamin Duhamel, Arthur n'a pas esquivé la question de Gaza. "Franchement, celui qui n'est pas bouleversé par les milliers de morts à Gaza n'a pas d'humanité en soi. Pas qu'à Gaza d'ailleurs, mais partout dans le monde", a-t-il déclaré, avant de pointer du doigt la radio publique.
"Nous sommes sur une radio qui, depuis le 7 octobre (2023, ndlr), tous les jours, a rappelé ce qui se passait à Gaza. Parfois de manière partisane, mais c'est la politique", a-t-il considéré. Une remarque immédiatement contestée par le journaliste : "Non, je ne crois pas partisane. En rappelant les faits, avec des reporters sur le terrain." Arthur a alors nuancé : "J'ai été maladroit… mais si vous faites la balance entre les personnalités reçues qui blâmaient Israël et celles qui le défendaient, je pense qu'elle penche d'un côté."
"Mais ce n'est pas grave, je ne suis pas là pour faire le procès de votre radio, loin de là. D'autant que c'est sur cette radio qu'est né mon livre", a-t-il précisé. "Ce que je veux dire, c'est que je ne crois pas qu'on ait manqué d'empathie et d'informations concernant la situation à Gaza. Mais moi, mon livre, il n'est pas sur Gaza. Il est sur la solitude des Juifs après le 7 octobre". Puremédias vous propose de découvrir l'extrait ci-dessus.
L'animateur de "Vendredi, tout est permis" évoque aussi la douleur d'être perçu comme un représentant d'Israël. "Chaque fois qu'un artiste proche postait un message terrible contre Israël, il m'envoyait en privé : 'Mais ça n'a rien à voir avec toi'. Comme si j'étais l'ambassadeur d'Israël", s'est-il ému. Et de rappeler sa conviction : "On peut aimer Israël sans soutenir Netanyahou, et critiquer le Hamas tout en ayant de l'empathie pour les Palestiniens qui souffrent."
Et alors que Benyamin Netanyahou a soutenu ce lundi soir, sous conditions, le plan de paix proposé par Donald Trump pour Gaza, il s'est dit confiant : "Ce plan de paix, c'est une lueur d'espoir. J'espère qu'on va arriver à libérer les otages, que la paix revienne et que les souffrances du peuple palestinien s'arrêtent."

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2