BFMTV déprogramme Eric Zemmour après l'attentat terroriste des Yvelines. Au lendemain de ce qu'Emmanuel Macron a considéré comme un "tournant dans la vie de notre République", Éric Zemmour devait se rendre sur BFMTV ce samedi à 21h pour commenter cette actualité, mais aussi forcément évoquer la nouvelle journée de mobilisation générale sous très haute sécurité. Mais, le candidat à la future présidentielle a finalement été décommandé en dernière minute.
"Eric Zemmour était prévu ce samedi en interview, il ne sera finalement pas sur l’antenne de BFMTV ce soir", signale la société des journalistes de la chaîne dans un bref message posté sur les réseaux sociaux. Un cadre de BFMTV fait savoir à Puremedias que l'interview d'Eric Zemmour prévue ce samedi soir avait été calée avant l'attaque à Trappes."Nous avons décidé de ne pas faire l’interview après Trappes et l'avons dit à Eric Zemmour en fin de matinée" nous fait-on savoir.
Cette annulation intervient alors qu'une pétition a été lancée pour exiger la déprogrammation du polémiste d'extrême droite. Celle-ci, soutenue par le député Benjamin Lucas, dénonçait "la provocation" de faire intervenir Éric Zemmour, "déjà condamné par la justice pour son racisme" sur une émission proposée "à une heure de grande écoute au lendemain même d’un attentat raciste". "Chacun a une responsabilité dans le moment de bascule que nous vivons. Les médias ne peuvent servir d’amplificateur aux idéologies qui arment de haine les esprits violents, racistes, islamophobes", indiquait cette revendication.
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Samedi dernier, jour des violences urbaines en marge des manifestations contre "la vie chère", Éric Zemmour avait été reçu par Darius Rochebin sur le plateau de LCI. Ses déclarations, associant ces incidents à la thèse du "grand remplacement", ont provoqué une vive indignation collective. "Il a une apparence : une horde de barbares maghrébins et africains qui rentrent dans les villes. Il a des drapeaux palestiniens, algériens, marocains", avait-il indiqué au sujet de cette théorie xénophobe et complotiste. Malgré la modération du présentateur, plusieurs collectifs avaient demande à l’Arcom de se pencher sur cet extrait pour trancher sur ces "propos racistes sans contradiction réelle". Le député LFI de l’Essonne, Antoine Léaument, avait, lui, saisi la procureure de la République. "Puisse la justice faire une nouvelle fois son travail : poursuivre et condamner de nouveau ce délinquant raciste multirécidiviste. Le racisme n’est pas une opinion : c’est un délit", avait rappelé l'élu insoumis.
