Une rentrée des classes sur les chapeaux de roues. Le 24 août a marqué la reprise pour Bruce Toussaint et son équipe de "Bonjour!" après un été, où le présentateur titulaire a été supplée par Christophe Beaugrand et Maud Descamps. Contrairement à sa rivale de France 2, chamboulée dans les grandes largeurs pendant le mercato, la matinale de TF1 a misé sur les mêmes recettes et a été simplement réajustée en fonction, notamment, des départs d'Adrien Gindre et de Lorie et du recrutement d'Alba Ventura et d'Isabelle Saporta.
Cette continuité semble sourire au rendez-vous piloté par l'ancien journaliste vedette de BFMTV. Vendredi 11 septembre, Bruce Toussaint a signé son record historique (en PDA) depuis le lancement de l'émission en janvier 2024 : 17,2% du public était devant la Une de 6h54 à 10h. Or, "Bonjour!" n'avait jamais franchi cette barre des 17%, sa marque de référence s'arrêtant à 16,6% jusque-là. Au total, ce sont 446.000 lèves-tôt en moyenne qui se sont réveillés avec les images des sujets d'actualité lancés par le présentateur, contre 505.000 pour "Télématin" (20,5% du public), programmée entre 6h30 et 9h25 sur la Deux. "Historique", a commenté sur X le visage vedette du groupe TF1, extatique. La saison dernière, le format, désormais prolongé par une deuxième partie, affichait une PDA moyenne de 13% et 370.000 fidèles.
À lire aussi : Audiences : Quel bilan pour la première semaine de Maya Lauqué en solo aux commandes de "Télématin" sur France 2 ?
À ce rythme-là, le matinalier, qui se verrait bien devenir le William Leymergie de la Une, verra ses objectifs de rattraper son concurrent et leader des audiences depuis des années se réaliser bien avant l'heure. Ce challenge obsède en effet Bruce Toussaint depuis la création du magazine à partir d'une page blanche. "C’est un long chemin. On sait que les débuts ont été compliqués, on s’est beaucoup moqués de nous. Et ça a fini par marcher, on a grappillé des parts d’audience. Après, ils sont encore loin (entre 7 et 9 points)", constatait-t-il à l'heure du bilan du dernier exercice, au milieu du mois de juin. Le journaliste était alors prêt à signer des deux mains pour combler son retard d'ici les trois ans à venir. "Ça me va", avait-il répondu en toute humilité à Eric Dussart sur RTL.