À 53 ans, Bruno Guillon ne lève pas le pied. Animateur de la matinale de Fun Radio, du "Bon Dimanche" Show sur RTL, de "Chacun son tour "et bientôt de "Tout le monde a son mot à dire" sur France 2, il multiplie les projets, sans compter sa participation imminente à la renaissance d'"Intervilles" prévue le 3 juillet. Pourtant, c'est une autre actualité qui alimente les discussions dans le groupe M6 : l'arrivée de Cyril Hanouna à la rentrée prochaine sur Fun Radio et W9. Une arrivée qui ne semble plus perturber Bruno Guillon, alors que les deux animateurs ont affiché leur conflit à plateaux interposés.
Dans les colonnes de "TV Magazine" - une deuxième interview a été mise en ligne après la demande de l'animateur de retirer la première, qui se concentrait sur Cyril Hanouna, mes les deux sont encore disponibles à la lecture - l'animateur confirme pour la première fois : "Je suis ravi de continuer la matinale parce qu'elle marche donc ça aurait été bête d'arrêter une aventure alors que tout fonctionne." Après avoir laissé planer le doute, il officialise : "Le contrat est signé et j'en suis ravi." Une prolongation attendue, mais qui aurait pu être compromise par les tensions internes autour de l'arrivée de l'ex-animateur de "TPMP".
Le 10 mars, dans "Touche pas à mon poste" – alors diffusé sur YouTube – Cyril Hanouna affirmait que Bruno Guillon aurait exigé de ne pas figurer à ses côtés sur les photos promotionnelles de la rentrée. L'animateur s'emportait aussitôt : "Je vais faire une photo avec mon charcutier, ce sera mieux. Il n'a qu'à partir, on prendra Cauet." "Le groupe apporte tout son soutien à Bruno Guillon" a réagi M6 dans un communiqué.
Le 8 avril, le journaliste indépendant Clément Garin dévoilait un enregistrement off dans lequel Bruno Guillon confiait à Michel Drucker : "Il est hors de question que je partage l'antenne avec ce gars." Sans jamais nommer Cyril Hanouna, il poursuivait : "À 10 ans, je collais des affiches pour Mitterrand. À 53 ans, je ne peux pas travailler avec quelqu'un qui prône le retour de la peine de mort ou qui donne la parole aux extrêmes. (...) Je leur ai dit ici que s'il arrive sur Fun Radio, je m'en vais. Je ne peux pas."
Bruno Guillon assume avoir tenu, en privé, ces propos critiques à son égard : "Les propos volés ? Oui, je confirme les avoir tenus, on a reconnu ma voix. J'assume ce que je dis, ce que je fais même quand ce sont des enregistrements volés utilisés à mon insu, et qui plus est commercialisés. La justice s'est saisie de cette histoire." Malgré cela, il refuse de lier son avenir professionnel à celui de Cyril Hanouna : "Je ne conjugue pas mon avenir avec celui de Cyril Hanouna. Je sais qu'il parle beaucoup de moi, moi très peu de lui… J'ai l'impression que ça doit beaucoup plus l'obnubiler que moi. Je m'en fiche un peu, pour dire vrai."
L'animateur, dont la matinale réalise de très bonnes audiences, ne ressent d'ailleurs aucun besoin d'être rassuré : "Je n'ai pas besoin d'être rassuré car j'anime l'émission qui cartonne le plus en radio le matin. (…) Pour être rassuré vis-à-vis de Cyril Hanouna, il faudrait que Cyril Hanouna me fasse peur." Quant à la direction de Fun Radio, elle semble lui faire entièrement confiance : "La signature n'a pas tourné autour de Cyril Hanouna, j'ai d'autres chats à fouetter. On a signé un contrat global portant notamment sur la pérennité de la tranche 6h-12h que je produis." Et de conclure dans un calme olympien : "Tout va bien dans le meilleur des mondes."

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