Élise Lucet a présenté "Cash investigation" sur le thème "Porno, un business impitoyable" ce jeudi 28 septembre 2023 sur France 2.
"Cash investigation" dans le viseur de la justice. Selon une information révélée par l'Agence France Presse, une plainte a été déposée contre les équipes du magazine d'Elise Lucet sur France 2 pour "non-dénonciation de mauvais traitements". La raison ? La diffusion, le 29 janvier dernier, d'un numéro baptisé "Périscolaire, établissements privés : enquête derrière le portail de nos écoles". Un épisode choc du magazine d'investigation qui avait conduit à "la suspension immédiate des animateurs concernés".
Par la voix de leurs avocats, plusieurs familles ont annoncé porter plainte "à l'encontre de la société Premières Lignes Télévision, productrice de l'émission 'Cash Investigation'". La plainte vise aussi Elise Lucet, présentatrice et rédactrice en chef de l'émission, Claire Tesson, sa réalisatrice, Luc Hermann et Paul Moreira, producteurs de l'émission, ou encore Maria Ivanchysyn, journaliste ayant tourné les images au sein de l'école au printemps 2025.
Les familles reprochent aux équipes de France Télévisions d'avoir "tenues secrètes pendant neuf mois" des images tournées "à compter d'avril 2025", "sans qu'aucun signalement aux autorités judiciaires ou administratives ne soit effectué". "Avoir dissimulé ces faits est un délit, d'autant plus grave qu'un signalement aurait permis de protéger les enfants", ont-ils estimé, en affirmant que "l'équipe de Cash Investigation a entendu faire du divertissement sur fond de violences commises sur des mineurs de trois à cinq ans, en réservant l'exclusivité des révélations à la diffusion de son émission (...) leur diffusion en prime time sur France 2 a entraîné la suspension immédiate des animateurs concernés".
Contacté par l'AFP, France Télévisions, n'avait pas réagi à ce stade à cette plainte.
La ville de Paris est secouée par un scandale dans le périscolaire. Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère "systémique" des violences, a reconnu récemment le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui a dit comprendre la "colère légitime" des familles.

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