Des paroles pas honorées ? Pour sa sixième saison, "Qui veut être mon associé" a changé de jour de diffusion mais pas de mécanique. Désormais proposé le jeudi aux téléspectateurs de la Six, sauf événement exceptionnel, le programme entrepreneurial est devenu un tremplin pour des fondateurs de marques, auxquels les jurés promettent d'investir dans leurs projets. Mais une fois le générique de fin, que deviennent les millions prétendus ? De nombreuses critiques entourent l'émission et la véracité de ces deals. Critiques qui ont poussé Marc Simoncini, l'un des investisseurs historiques, à effectuer une mise au point sur Instagram. "Ces derniers temps je vois passer pas mal de posts sur l’écart entre les promesses d’investissement à l’antenne et les investissements réellement réalisés après les due diligences. Certains y voient un problème, moi, j’y vois plutôt l’expérience", a amorcé le créateur de Meetic.
"Investir, ce n’est pas signer un chèque sous les projecteurs, c’est analyser froidement quand les caméras sont éteintes", a écrit le comparse d'Anthony Bourbon, lui dont les investissements ont significativement baissé l'année dernière. Dans le détail, et selon les comptes de "Télé-Loisirs", le chef d'entreprise a donné 585.000 euros en saison 1, 826.000 euros en saison 2, 555.000 euros en saison 3, 825.000 euros en saison 4 et "seulement" 100.000 euros l'année dernière. Il s'est expliqué sur cette dynamique négative. "En plus de 25 ans, j’ai : scanné des milliers de dossiers, investi dans des centaines de startups, vécu de gros succès et beaucoup d’échecs, participé à la construction d’un fonds qui gère près d’1 million d'euros. Alors oui, mon taux de concrétisation n’est pas celui d’un investisseur qui débute et c’est tant mieux ! Plus on est expérimenté, plus on détecte tôt les signaux faibles. Plus on a investi, plus on sait quand ne pas investir et plus on a vu de boîtes échouer, plus on respecte la réalité derrière un pitch bien huilé", a développé le vieux loup de mer.
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Marc Simoncini est en effet assis sur le fauteuil depuis la première édition et a vu nombre d'entrepreneurs se planter. C'est pourquoi il se positionne et sélectionne avec soin les dossiers qu'il juge en passe d'aboutir. Et se retire de l'opération une fois l'audit complet réalisé. "Refuser un deal après une due diligence, ce n’est pas trahir une promesse, c’est faire bien son job, être responsable et souvent rendre service à l’entrepreneur. Quand on fait ce métier, la responsabilité prévaut sur le spectacle", se justifie le self made men.
Quoi qu’il arrive, pour les entrepreneurs, ce coup de projecteur vaut toutes les publicités au monde. Une semaine après son passage à l'écran, le 15 janvier dernier, Saskia Slama, fondatrice de Pomad Paris, se réjouissait sur LinkedIn de voir ses commandes atteindre plus de 1.000 soins naturels par jour contre 50 en décembre et annonçait vouloir recruter deux personnes. Elle a aussi reçu la promesse de 150.000 euros par Jean-Michel Karam, contre 5% de son entreprise. Sans être certaine de la concrétisation de cette association...

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