C'est la fiction événement de cette rentrée. TF1 a misé gros sur l'adaptation contemporaine à l'écran d'un classique centenaire, "Le mystère de la chambre jaune" écrit par Gaston Leroux. Pour cette mini-série de 6 épisodes, les scénaristes ont choisi de conserver l'intrigue de l'œuvre originale, soit une tentative de meurtre dans un huis clos, mais ont profondément transformé l'identité du personnage principal, ses relations avec les autres protagonistes, ainsi que le décor principal. Dans cette réécriture moderne du best-seller, le mythique château du Glandier n'a ainsi pas été utilisé pour les besoins du tournage au profit des magnifiques paysages des Gorges du Verdon.
Le thriller s'écarte également du livre en transformant le héros Joseph Rouletabille en un personnage féminin, rebaptisé Joséphine. Les téléspectateurs ont donc découvert depuis le jeudi 3 septembre une jeune femme intrépide et casse-cou qui ne recule devant rien pour découvrir la vérité. Cette journaliste campée par Claire Romain ("Cat's Eyes", "Montmartre") conserve donc bien sa mission principale, celle de mener sa propre enquête, en parallèle de celle de la police. Alors pourquoi ce changement de genre et de nom ? "Nous avons eu envie de moderniser le roman pour que la série puisse parler aux jeunes générations", s'est justifié l'un des producteurs, Edouard de Vesinne, lors d'un point presse, repris par "Allociné".
Lui et son camarade Florent Gellie ont voulu se placer dans la tête du romancier. "Cela paraissait assez logique de se dire que si Gaston Leroux réécrivait 'Le Mystère de la chambre jaune' aujourd'hui, il transformerait probablement Rouletabille en un personnage féminin. Il y avait une logique assez moderne et assez contemporaine pour le féminiser. Et les autrices qui ont travaillé sur la série nous ont proposé une adaptation qui allait dans ce sens", a ajouté le dirigeant d'Incognita Studio.
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Pour autant, les lecteurs du célèbre roman y trouveront leur compte, car les scénaristes n'ont pas voulu toucher à la trajectoire de l’histoire, avec ses sous-intrigues qui viennent brouiller les pistes. “Nous n’avions aucun compte à rendre à la famille de Gaston Leroux. Ils n’ont en effet plus les droits sur ses créations puisque cela fait plus de 70 ans qu’il est mort”, souligne en préambule Florent Gellie, avant de conclure avec une donnée qu'ils ont pris en compte. "Mais nous avions tout de même une responsabilité envers la marque. On sait que les gens sont très tatillons quand on touche à quelque chose d’aussi emblématique. Nous avons donc fait attention".