Bataille d'adaptations de grands classiques sur les chaînes télé à la rentrée. Cette semaine, France 2 a annoncé la diffusion, à compter du lundi 31 août, de sa série "Le Rouge et le Noir" directement adaptée de l’œuvre de Stendhal. Une relecture portée par Victor Belmondo dans le rôle de Julien Sorel, Virginie Ledoyen dans celui de Madame de Rênal et Camille Razat dans la peau de Mathilde de La Mole. La chaîne publique n'est pas la seule à proposer une saga en cette fin d'été puisque TF1 lui emboîtera le pas le jeudi 3 septembre à 21h10 en proposant le lancement du "Mystère de la chambre jaune", l'adaptation du roman policier de Gaston Leroux, paru en 1907.
Dans cette production en six épisodes de 52 minutes, Claire Romain ("Montmartre", "Cat's Eyes") tient le rôle de Jo, une jeune journaliste à qui l'on apprend qu'une tentative de meurtre a eu lieu dans le village dans lequel elle a grandi, dans le Verdon. Le choc est encore plus fort pour elle lorsqu'elle apprend que la victime, dans le coma depuis son agression, n'est autre que son amie d'enfance Mathilde (Barbara Schulz). Jo est bien décidée à découvrir ce qui lui est arrivée, elle qui a été retrouvée au moment du drame seule dans sa chambre, la porte verrouillée. Dans cette quête, elle est accompagnée de Théodore Sainclair (Pierre-Yves Bon, le héros de "Tom et Lola"), un podcaster qui ne serait pas contre dénicher un nouveau scoop à livrer à sa communauté. Mais l'inspecteur Larsan (Benjamin Baroche, star d'"Ici tout commence"), figure respectée de la police marseillaise, ne compte pas laisser ces deux jeunes journalistes lui faire de l'ombre dans cette enquête. Sophie Duez, Terence Telle, Michèle Bernier ou encore Medi Sadoun complètent le casting de cette production Incognita Télévision.
Dans cette série présentée par TF1 comme une "libre adaptation contemporaine" du polar de Gaston Leroux, le personnage du journaliste Joseph Rouletabille est interprété par une femme. Son ami, l'avocat Sainclair, devient ici podcasteur, tandis que la famille Stangerson disparaît au profit des Fabre. De quoi sans doute dérouter les inconditionnels du roman de Gaston Leroux, qui sont donc prévenus : la relecture du grand classique sera loin d'être littérale.