Benjamin Castaldi persiste et signe. Le 30 septembre 1985, il y a quarante ans, presque jour pour jour, Simone Signoret mourrait, à l’âge de 64 ans. Un triste anniversaire célébré par l'animateur sur Instagram, avec une photo d’archive et une déclaration d’amour pour sa grand-mère. Malheureusement, ce n'est pas le film "Moi qui t'aimais" de Diane Kurys sur l'histoire d'amour entre la comédienne et Yves Montand, qui l'a consolé. Au contraire, le long-métrage, sorti en salles le 1er octobre, l'a profondément heurté. Après une première tribune au vitriol, publiée par "Paris Match" en juin dernier, l'ex-chroniqueur de "Touche pas à mon poste" a de nouveau critiqué l'œuvre de la réalisatrice sur Instagram.
Celui qui dénonce "une réécriture moderne et une instrumentalisation" a d'abord manifesté sa désapprobation en partageant en story un extrait de la critique du "Figaro" : "Les acteurs (Marina Foïs et Roschdy Zem, ndlr) ont beau être justes dans leurs sentiments, le manque de ressemblance interdit toute identification avec leurs illustres modèles. Il en résulte une catastrophe cinématographique qu’on se dépêchera d’oublier... en mémoire d’Yves Montand et de Simone Signoret". "Merci, tout est dit merci pour eux", a-t-il alors écrit en commentaire. Puis, il poursuit : "La mémoire devrait protéger, mais parfois, elle trahit. Alors on tue une deuxième fois ceux qui ne peuvent plus se défendre".
Le petit-fils du couple mythique a ensuite enfoncé le clou en précisant sa pensée. "Aujourd'hui, c'est Simone Signoret et Yves Montand qu'on bafoue. Deux légendes, deux voix, deux destins entremêlés. On falsifie leur histoire, on défigure leur vérité. Mais ils n'étaient pas des rôles à réinventer. Ils étaient chair, courage, contradictions. Leur héritage, leur nostalgie, personne n'a le droit de les voler. Trahir la mémoire, c'est assassiner l'éternité. Et pour Simone et Yves, ce crime est impardonnable", fustige-t-il.
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En juin dernier, l'homme à l'origine de "Bungalow 21", pièce de théâtre mettant en lumière la rencontre entre ses grands-parents, avait déjà fait part de son mécontentement. "Je suis le petit-fils de Simone Signoret et d’Yves Montand. Je n’ai peut-être pas leur talent, mais j’ai grandi dans l’ombre lumineuse de ce couple hors norme. J’ai entendu leurs silences, ressenti leurs douleurs, et mesuré leur intensité. Ce que j’ai vu dans ce film n’est pas un hommage. C’est une fiction paresseuse, bâtie sur des figures déformées et soumises aux codes idéologiques de notre époque", avait-il blâmé.
La réponse de Diane Kurys dans "Le Point" n'avait fait qu'attiser les flammes. La réalisatrice de 76 ans n'avait pas épargné son détracteur : "Il a dû s'aider de ChatGPT pour rédiger cela. Il n'a pas utilisé les bons arguments pour me dézinguer. On ne va pas nous accuser d'avoir fait le très beau portrait d'un salaud."
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