C'est un prank en version 4K qui a énormément fait parler. Jeudi 17 septembre, Gabiche et Rodav, deux jeunes vidéastes rassemblant ensemble près de 19.000 abonnés sur leurs chaînes YouTube, ont décidé de piéger CNews en se faisant inviter sur le plateau de l'émission de faits divers "Police Justice - 24H en France". Conviés pour évoquer leur lutte contre les pickpockets et les joueurs de bonneteau dans Paris, les deux garçons, dont l'action avait été décriée en plateau par plusieurs chroniqueurs, avaient conclu ainsi leur intervention : "Même si ce n'est pas forcément éthique et très carré ce que l'on fait, je tiens quand même à dire que vous ne nous mettez pas tant en avant, je comprends votre point de vue, mais il y a quand même pire dans ce monde, il y a quand même les pédophiles comme Jean-Marc Morandini que vous avez mis en avant très longtemps ici. Les pédophiles, on les met en avant, mais les gens qui chassent les pickpockets, un peu moins..". Des déclarations qui avaient poussé la régie à lancer précipitamment la publicité.
Si Rodav et Gabiche ont explicitement visé Jean-Marc Morandini lors de leur intervention, cela ne doit rien au hasard : l'ancien animateur de CNews, qui a quitté l'antenne de la chaîne en février, est le producteur de "Police Justice - 24H en France". Après leur prank, Gabiche avait même expliqué en plateau que c'est l'ancien animateur de "Morandini Live" en personne qui les avait contactés pour les faire venir sur le plateau.
Selon les informations du "Point", CNews a ouvert une enquête interne pour comprendre comment un tel incident a pu se produire. Plusieurs membres de la rédaction se sont également interrogés sur la présence des deux vidéastes en plateau plusieurs minutes après leur prank : tous deux avaient en effet pris le temps de se filmer avec leurs t-shirts siglés "Morandini p*do en prison" et "Votez LFI 2027". "Les deux jeunes ont pu rester plusieurs minutes tranquillement sur le plateau après la fin de l’émission. Ils en ont profité pour se filmer sans que la sécurité n’intervienne", ont ainsi déploré plusieurs personnes auprès du "Point". "Ils auraient pu faire n’importe quoi, a témoigné une autre source. Nous sommes régulièrement menacés, et ce n’est que le début avec l’année électorale qui nous attend."