Il n'y aura finalement pas de soirée consacrée aux élections municipales de Paris sur BFMTV. En tout cas pas sur le canal 13 de la TNT. Alors que le premier tour du scrutin est fixé au dimanche 15 mars, les six candidats à la mairie de la capitale devaient exposer leurs idées ce mercredi 11 mars à partir de 18h50 dans l'émission "Paris, la bataille". La chaîne d'info en continu avait choisi de bouleverser sa grille pour créer l'événement et réunir les prétendants au fauteuil d'édile sur un même plateau. Mais, la situation au Moyen-Orient a, une nouvelle fois, redistribué les cartes. "Dans le contexte de l'actualité internationale exceptionnelle avec la guerre en Iran et la mobilisation des équipes de BFMTV sur le terrain et en plateau, la soirée spéciales municipales consacrée à la ville de Paris est annulée", communique la chaîne dans un mail, ce lundi.
C'est Maxime Switek que retrouveront les téléspectateurs de BFMTV pour un nouveau rendez-vous de l'émission "Le Quartier général", lors duquel ses consultants et lui continueront de décrypter le conflit dans les pays du Golfe. Des spécialistes en relation internationale (Patrick Sausse, Ulysse Gosset, Didier François, Elsa Vidal,...) viendront analyser les différents scénarios possibles face aux crises dans le monde, alors que des reporters, présents un peu partout sur le terrain (Téhéran, Israël, Dubaï, Liban, Etats-Unis), prendront le pouls de la population locale. "À l'aide de cartes détaillées et de l'analyse des dernières actualités, ces spécialistes sont invités à expliquer la situation géopolitique en profondeur et faire des propositions concrètes sur la situation en Iran et ses potentielles conséquences", annonce la concurrente de CNews et LCI.
BFMTV avait déjà chamboulé sa soirée de mercredi pour réunir sur un même plateau et pour la première fois Rachida Dati (LR), Emmanuel Grégoire (PS), Sarah Knafo (Reconquête), Sophia Chikirou (LFI), Pierre-Yves Bournazel (Renaissance-Horizons) et Thierry Mariani (RN), qui briguent tous la mairie de Paris. Chacun d’entre eux devait énoncer à tour de rôle son programme respectif et répondre aux questions d’Apolline de Malherbe lors d'un grand oral en direct. Les dirigeants de la chaîne avaient réussi à trouver un accord alors que Rachida Dati refusait de confronter ses idées avec ses concurrents à la télévision. "Les conditions de respect des personnes n'y sont pas. Je serai forcément la cible des autres candidats et cela ne m'intéresse pas. On verra au deuxième tour", s'était justifiée l'ex-ministre de la Culture.
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En raison de l'actualité au Moyen-Orient, elle avait déjà dû reporter en urgence les discussions entre les prétendants au fauteuil d'édile à Nice, le 2 mars dernier. Si cet échange s'est finalement déroulé samedi soir dès 19h30 sous le contrôle de Marie Chantrait, BFMTV avait privilégié la couverture de la guerre au Moyen-Orient. Un conflit qui a bouleversé la hiérachie des diffuseurs puisque BFM a repris ses habits de numéro 1 au détriment de CNews.

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