Depuis plusieurs mois, c'est une toute nouvelle vie que mène Olivier Galzi, loin des plateaux télé. Celui qui a durant de nombreuses années incarné l'information sur France Télévisions, I-Télé (avant qu'elle ne devienne CNews) puis LCI, a changé de carrière en 2020. Après avoir été vice-président de l'entreprise d'ingénierie et de gestion d'infrastructures Edeis, l'ancien visage des journaux de "Télématin" s'est lancé en politique. En mars 2026, Olivier Galzi a remporté la mairie d'Avignon, son tout premier mandat politique, lui qui est aussi devenu dans la foulée le président de la Communauté d'agglomération du Grand Avignon.
À une trentaine de kilomètres d'Avignon, la ville d'Arles, elle aussi tenue par une ancienne figure de France Télévisions bien connue des Français : Patrick de Carolis. L'ancien président du groupe public, entendu cet hiver dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité du service public, a lui entamé en mars son second mandat en tant qu'édile de la cité provençale, affilié au parti d'Édouard Philippe Horizons. Olivier Galzi et l'ancien présentateur de "Des racines et des ailes" se sont rencontrés le temps d'une interview croisée organisée par "Paris Match" publiée en cette fin juillet. L'occasion pour le maire d'Avignon d'évoquer son ancien employeur, France Télévisions. "Quand le service public retransmet les grands événements sportifs, il est à sa place, les audiences sont au rendez-vous. Quand il traite le 14 Juillet, rappelle une histoire collective, il rassemble. Quand il est dans une logique plus politicienne, il scie la branche sur laquelle il est assis, car il est financé par l’argent public et qu’on ne demande pas sa carte d’électeur à celui qui paie son impôt, analyse l'ancien journaliste. Le service public de la télévision doit être un outil pour fabriquer du commun."
Malgré ce constat plutôt sévère, l'ex-joker des journaux de France 2 ne souhaite pas tirer sur l'ambulance. " [Cette logique politicienne] donne des armes à ceux qui ont envie de lui taper dessus [sur le service public], poursuit-il. On a prêté le flanc avec des programmes clivants et des prises de position vues comme politiques ou partisanes. Je ne suis pas heureux qu’on leur tape dessus. La mission fondamentale est de générer du commun, France Télévisions est une machine pour unir", conclut-il.