Son départ avait été très commenté. En janvier 2026, Alexandre Kara, qui était le directeur de l'information de France Télévisions, quittait le poste qu'il occupait depuis trois ans. Un mouvement qui faisait suite à un enchaînement de couacs au sein des émissions d'informations de France Télévisions, à commencer par les JT de France 2. A la rentrée 2025, Julian Bugier et Léa Salamé avaient ainsi évoqué la mort du professeur Dominique Bernard en confondant son contexte avec l'assassinat, quelques mois plus tôt, de Samuel Paty. "Il y a eu un enchaînement d'erreurs à l'antenne", avait reconnu Delphine Ernotte, la patronne de l'audiovisuel public, en décembre dernier. Alexandra Kara avait alors été nommé "conseiller spécial sur la transformation de l'information à l'ère de l'IA", et avait été remplacé à son précédent poste par Philippe Corbé, venu de France Inter.
Quelques mois plus tard, il y a (encore) du changement pour Alexandre Kara. Celui-ci devient le nouveau directeur de l'information du groupe Mediawan, révèle "Satellifacts". Le journaliste aura la mission d'accompagner les filiales "Troisième Œil" et "Maximal", qui produisent notamment les grands rendez-vous de France 5 "C à vous" et "C dans l'air". En cela, Alexandre Kara devrait être en lien avec la direction de l'information de France Télévisions, qui pilote ces programmes depuis l'arrivée de Philippe Corbé.
Il y a quelques mois, interrogé dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public, Laurent Delahousse avait tenu à rendre un hommage appuyé à son ancien supérieur. "Être directeur de l'information et de la rédaction, je suis obligé de vous dire que c'est un sacré job et peut-être particulièrement dans le service public, compte tenu des responsabilités, compte tenu de la pression particulière qu'il peut y avoir. Je vous jure que ça fait des bonnes, bonnes journées quand on est directeur de l'information, dans l'hystérie du monde, dans la pression quotidienne, avait-il affirmé. Un départ de ce poste, c'est toujours une déchirure. Pour lui, j’imagine. Ça l'est également pour une rédaction, parce que nous partageons des moments extrêmement importants."