À quelques jours du premier tour des élections municipales 2026, BFMTV organisait sur son antenne un grand débat entre les prétendants à la mairie de Marseille. Le jeudi 19 février, les téléspectateurs de la chaîne info (et de BFM Marseille Provence, qui le retransmettait également) ont pu écouter les argumentaires du maire sortant Benoît Payan (Printemps marseillais), de Martine Vassal (Divers droite), de Franck Allisio (Rassemblement national) et de Sébastien Delogu (La France insoumise), quatre des sept candidats officiellement en lice pour tenter de (re)conquérir la mairie de la cité phocéenne.
Au cours de cette soirée d'échanges, les candidats ont été interrogés sur de multiples thématiques, et notamment sur le statut de La France Insoumise. "Question très simple. Madame Vassal, est-ce que pour vous LFI c'est comme le RN, c'est pire ou c'est moins grave ?", a ainsi interrogé le journaliste du "Figaro" Arthur Berdah, également chroniqueur régulier dans la matinale de BFMTV, à l'attention de la candidate LR. "C'est la même chose pour moi. Vous aurez remarqué qu'avec Monsieur Delogu on n'a pas grand-chose en commun et on ne voit pas la vie de la même façon, a débuté l'actuelle présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence. On ne pourra jamais s'entendre lui et moi, ce n'est pas possible. Ça c'est clair. Et avec monsieur Allisio, le problème de Monsieur Allisio c'est que moi j'ai toujours combattu le Rassemblement national, je continuerai toujours le combat." "Mais vous en partagez les valeurs...", est intervenu Sébastien Delogu. "Non, je partage les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement national, a poursuivi la candidate. Mais moi, figurez-vous que mes valeurs elle n'ont jamais changé. C'est le mérite, le travail, la famille, la patrie."
Une citation de la devise pétainiste "Travail, famille, patrie" qui a immédiatement fait tiquer Benoît Payan. "Ouh là... Vous savez qui est-ce qui a dit ça ? Vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire, là ? Vous avez entendu ?", a lancé le candidat à l'attention de Martine Vassal, puis des journalistes en plateau. " Je crois que Benoît Payan a entendu un slogan... j'imagine que c'est ça ?, a relevé Apolline de Malherbe, qui animait le débat, avant de passer la parole au maire sortant. "Je crois que vous avez dit 'Travail, famille, patrie', a relancé Benoît Payan à Martine Vassal. C'est le slogan de Monsieur Pétain, ça". "Oui, d'accord, mais moi c'est mon slogan et ce sont mes valeurs, a renchéri sa rivale. Et oui, c'est ainsi. Et en plus, moi, par rapport à vous, je n'ai jamais changé dans mes valeurs." Des déclarations qui ont suscité une gêne du côté des autres candidats et des journalistes. "Sur le fond, Martine Vassal, vous assumez ?", a relancé Apolline de Malherbe. "Elles sont passées de mode, ces valeurs... Mais j'assume mes valeurs, celles que je vous ai dites : travail, mérite, famille, patrie et humanité".
De quoi entraîner une multitude de réactions sur les réseaux sociaux. "Citer Pétain même sans le vouloir, c’est déjà trop", a cinglé, sur X, l’ex-maire Michèle Rubirola, en campagne pour le Printemps marseillais, la liste de Benoît Payan. Martine Vassal a elle-même pris la parole sur X pour tenter d'éteindre la polémique : "Le mérite, la famille, le travail, l’humanité et la solidarité sont mes valeurs. Les détourner pour me comparer à Pétain est une attaque aussi violente qu’injuste. C’est une balafre pour la France".

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