Apolline de Malherbe et BFMTV se retrouvent à nouveau dans le collimateur de l'Arcom. Alertée par des internautes sur des propos tenus le 16 juin dernier à l'antenne, l'autorité de régulation s'est saisie de ce dossier dans son assemblée plénière tenue début novembre. Le verdict a été rendu le 4 février sur le site de l'institution et fait mention d'une simple mise en garde pour la chaîne d'info en continu. L'objet de l'intervention ? Des propos tenus par le docteur en géopolitique, Frédéric Ancel, au sujet du conflit irano-israélien, dans l’émission "Face à face" présentée par la journaliste vedette. Ce jour-là, le spécialiste du Moyen-Orient réagissait aux bombardements israéliens des installations nucléaires et militaires iraniennes et à la question du risque de la guerre perpétuelle entre ces deux nations.
L'Arcom a dans un premier temps dédouané le média de toute responsabilité dans l'argumentaire de son invité matinal. Elle "estime que, replacée dans son contexte, la déclaration concernant les frappes israéliennes en Iran n’engageait que son auteur dans le cadre d’un exposé sur les stratégies en présence, sans vocation à en démontrer la légalité, de sorte qu’un manquement caractérisé à l’exigence d’honnêteté et de rigueur dans la présentation de l’information qui incombe à la chaîne n’apparaissait pas constitué". Le gendarme de l'audiovisuel rapporte, en revanche, que "les résultats des sondages mentionnés par l’invité, selon lesquels un peu plus des deux tiers de la population israélienne seraient critiques envers la politique gouvernementale à Gaza, sont dénués de sources".
Pour autant, aucune sanction n'a été prononcée envers le canal 13 de la TNT et l'une de ses animatrices phares. "L’Arcom a appelé l’attention de l’éditeur du service sur la nécessité de veiller, à l’avenir, à ce que les sources de l’information soient indiquées aux téléspectateurs", a simplement rappelé à l'ordre l'autorité.
Le 8 janvier dernier, elle était intervenue "fermement" auprès de BFMTV après des propos d’Alain Jakubowicz chez Apolline de Malherbe. Là aussi, un avertissement avait été adressé à la chaîne et sa journaliste pour ne pas avoir maîtrisé son antenne lorsque le président d’honneur de la Licra s'était lancé dans une comparaison hasardeuse entre Jean-Luc Mélenchon et Joseph Goebbels (l'un des dirigeants du Troisième Reich, ndlr). L'intervieweuse politique s'était néanmoins désolidarisée des propos de son interlocuteur sur le réseau social X, quelques heures après la séquence. "Je suis très attachée à la liberté d'expression et à l'indépendance de mes invités. Mais, ni BFMTV, ni moi-même ne pouvons être associés à des comparaisons comme celle qui fut exprimée ce matin en toute fin d'émission, et qui n'engage que son auteur", avait-elle publié.

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