La série "En thérapie", diffusée sur Arte, a donné des idées à France Télévisions. À l'occasion de la semaine de la santé mentale, le groupe audiovisuel public s'intéresse aux troubles qui concernent 13 millions de Français en proposant cinq épisodes de "Rendez-vous chez le psy", dès ce lundi 6 octobre à partir de 15 heures. Le format présenté comme "authentique et bienveillant" par France TV ouvre ainsi les portes d'un cabinet de psychologues aux téléspectateurs et leur permet de voir ce qui s'il passe à travers le cas de six patients, dont un couple. "Le concept, c'est d'être la petite souris et de découvrir ensemble ce qui se passe dans un cabinet d'un psychologue. Aujourd'hui, il peut y avoir des tabous, des peurs, des appréhensions, et ça c'est dommage", résume au micro de RMC la productrice artistique Audrey Briand, soucieuse de changer les regards et de libérer la parole sur les problématiques de la santé mentale.
Dans un cabinet recréé pour l’occasion et où les caméras sont invisibles, les volontaires à se faire aider par un professionnel devant les caméras ont été soigneusement sélectionnés, après avoir franchi plusieurs étapes de casting. Leurs histoires sont différentes, mais ils ont une quête commune : aller mieux et avancer. Margot et Mathieu rencontrent de nombreuses turbulences depuis la naissance de leur bébé. Sonia, 43 ans, perd pied depuis le décès brutal de son mari et veut retrouver un équilibre, alors que Sara, adoptée dans son enfance, souhaite reprendre contact avec ses parents biologiques. Quant à Jibril, un jeune homme de 24 ans, il souffre d’une profonde anxiété depuis qu'il a été renié par ses parents à la suite de son coming-out.
Malgré leurs souffrances, les patients en question ont hésité avant de sauter le pas, puis ont lâché prise au fil des séances. "Je n’aurais jamais pensé que ça serait si facile de me confier à quelqu’un et qu’on irait aussi loin. Ça me donne la place pour ressentir [c]es émotions et ne pas les cacher sous un tapis" concède Mélinda, victime d'une fausse couche, dans des propos rapportés par "Le Huffington Post". Un constat partagé par Margot et Mathieu durant leur deuxième échange : "On a envie de continuer, parce qu’on voit que c’est important, alors que les prises de tête se multiplient'".
Tout un lot de garde-fous et de garanties ont été pris et donnés aux participants pour que l'intrusion dans l'intime soit respectée. "On était en contact avec eux après chaque séance. Avant de finaliser le montage, je les ai appelés pour leur expliquer ce qu’il allait y avoir dans le programme", précise la productrice, laquelle a souhaité respecter le cadre de la médication. "Toutes les précautions ont été faites : la sélection des patients, leur préparation, le choix des psy avec leurs expériences, la séance qui est effectuée sans interruption et sans oreillette. À chaque étape, ils pouvaient me dire 'non, je ne veux pas que ce soit diffusé'", argue-t-elle au sujet de ces thérapies brèves "qui apportent des solutions concrètes".
Pour Delphine Py, l'une des quatre thérapeutes choisies, l’émission est fidèle à la réalité de son métier : "Ce sont de vrais patients, et il n’y avait aucun script, aucune indication. C’est vraiment de la psychothérapie pure. Cela se rapproche du documentaire. Ce que je trouve intéressant, c’est qu’on est quatre psys avec des orientations théoriques différentes. Cela permet à la personne qui regarde le programme de mieux comprendre et de mieux se diriger si elle souhaite faire une psychothérapie", explique-t-elle à nos confrères de France 3. Ce sont des extraits de ces séances que verront les téléspectateurs dans l’émission, des fragments diffusés dans le respect de la chronologie des rencontres. Le tout entrecoupé de séquences face caméra où les patients et leur psy débriefent chacun de leur côté des avancées de la thérapie.

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