Kim Kardashian, Naomi Watts, Niecy Nash-Betts, Teyana Taylor, Matthew Noszka ainsi que Sarah Paulson et Glenn Close dans "All's Fair"
Est-ce l'effet "plaisir coupable" ? Ou le casting a-t-il suffi à convaincre ? Sortie le 4 novembre sur Disney+, la série "All's Fair" est numéro 1 dans 27 pays à travers le monde selon Flixpatrol, dont la France et le Royaume-Uni. Il faut dire qu'elle a en effet tout pour séduire : une ensemble d'actrices prestigieuses, Glenn Close, Naomi Watts, Sarah Paulson, ainsi que le premier grand rôle de Kim Kardashian, et un créateur star, Ryan Murphy, à qui l'on doit notamment "Glee" ou "Monstres", ou "American Horror Story".
Diffusée sur Hulu aux États-Unis, "All's Fair" avait déjà pulvérisé tous les records avec sa bande-annonce, qui est devenue la plus regardée de l'histoire de la plateforme de streaming, avec 43 millions de vues en moins d'une semaine. Clinquante et bling-bling, la série, qui signe le début du partenariat entre Ryan Murphy et la plateforme, suit un groupe d'avocates spécialisées dans les divorces, confrontées à leurs propres tourments.
Ces trois associées aussi redoutables que sophistiquées fondent à Los Angeles leur propre cabinet spécialisé dans les divorces de luxe, défendant des femmes riches mais brisées par des époux infidèles. Elles bâtissent un empire juridique et médiatique, jusqu'à ce que la vie privée d'Allura Grant (Kim Kardashian), leur cheffe de file, s'effondre à son tour. Entre rivalités, secrets et stratégies, ces avocates naviguent dans un univers où l'amour et l'argent se livrent une guerre sans merci — et où le pouvoir, plus que jamais, se porte en talons aiguilles.
Mais à peine mise en ligne, la série s'est attiré un flot de critiques incendiaires. Sur Rotten Tomatoes, elle affiche un score humiliant de 0 %. Pour "The Times", il s'agit du "pire drame télévisé jamais produit", tandis que "The Guardian" parle d'un projet "fascinant, incompréhensible, existentiellement affreux". "The Telegraph" ne lui accorde qu'une étoile, jugeant qu'"en dépit de son casting impressionnant, 'All's Fair 'est le pire navet jamais signé Ryan Murphy".
"Variety" évoque "une fantaisie maladroite et condescendante de femme d'affaires accomplie", et USA Today fustige "une série insultante pour une industrie où des artistes brillants peinent à exister avec dix fois moins de budget". Le "Hollywood Reporter," de son côté, étrille la prestation de Kim Kardashian, "raide et sans émotion, dépourvue de la moindre authenticité".
Même en France, les premiers retours sont sévères. "Télérama" s'interroge : "Avons-nous regardé un long spot publicitaire, un catalogue Vogue ou un épisode des Kardashians ?" "Le Huffington Post" enfonce le clou : "La pauvreté des dialogues et de l'intrigue empêche les actrices de briller, les poussant malgré elles au ridicule."

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