À choisir, Julien Courbet reviendrait en arrière. En 2008, et sur fond de désaccord avec TF1, l'animateur incontournable de "Sans aucun doute" quitte la Une pour rejoindre France Télévisions, qui lui propose une émission en access-prime time. Mais la mayonnaise n'a jamais prise, et "Service maximum" s'arrête au bout de quelques numéros, victime de ses mauvaises audiences. S'il rebondit en se spécialisant dans les jeux ("Le 4e duel", "En toutes lettres, "Seriez-vous un bon expert ?"), le Zorro du PAF voit son aventure avec le service public se terminer en eau de boudin, la faute à l'arrêt du dernier divertissement cité sur fond de résultats insuffisants. À l'annonce de cette décision, le présentateur fâché a alors étalé toute son amertume envers son futur ex-employeur. "On faisait plus que les deux émissions qui suivent (à savoir "On n'demande qu'à en rire" et "Mot de Passe"), mais ils doivent préférer les jeux américains", avait-il balancé.
Aujourd'hui visage phare du groupe M6, Julien Courbet est revenu sur cet épisode au micro d'Isabelle Farrugia. Il a ainsi laissé entendre avoir payé son manque de copinage avec des politiques et hauts dirigeants. "J'allais à des rendez-vous, on me proposait des projets où l'on me demandait 'tu connais un ministre ?'", a raconté celui qui, sur TF1, n'avait pas le droit à ce genre de requêtes. "Avec Etienne Mougeotte, ça durait 2 minutes et on ne me demandait pas si j'étais copain avec X ou Y", a-t-il ajouté.
Puis, le redresseur de torts dans "Ça peut vous arriver" s'est épanché sur ce fameux message qui a entraîné son licenciement. "Ce n'est pas parce qu'ils m'ont enlevé l'émission que j'ai fait le tweet. C'est parce que je savais pourquoi", a indiqué le Bordelais, prévenu grâce à ses connexions en interne. "En fait, le grand patron avait un copain qui avait un feuilleton et qu'il n'arrivait pas à installer. Il est venu le voir en le suppliant de le fourrer. Et dans la réunion, le patron, qui était le numéro 2 ou 3 de l'époque, a dit : 'Giclez Courbet et on met ça'. Et il le dit à voix haute", relate Julien Courbet, qui possède la preuve ("un petit mot envoyé en OFF" par un camarade présent) de ce qu'il avance. Pour lui "couper l'herbe sous le pied", la direction contacte le "Parisien" pour "filer" au quotidien "l'exclusivité" de son départ. "Mais sortez ça à 23 heures pour qu'il ne puisse pas réagir", demandent en échange les dirigeants de France TV. "C'est cette méthode de voyous, qui n'est pas digne pour virer quelqu'un" qui a dérangé celui qui aurait préféré être reçu pour de franches explications.
Sur le plateau "Tout beau, tout n9uf", l'ex-acolyte de Cyril Hanouna avait déjà que son profil ne collait pas à celui des animateurs du groupe audiovisuel public. "La plantade totale, un mauvais choix. Je voulais vraiment aller sur de l’access. Ego en me disant que j’allais y arriver. Erreur, erreur. Ça ne m’a pas rendu malheureux, ça m’a permis d’aller ailleurs, mais bêtise", a-t-il reconnu au sujet de son passage sur France Télévisions, dont il conserve le plus mauvais souvenir de sa carrière. "Si c’était à refaire, effectivement, je le dis honnêtement, je n’y reviendrais pas. En plus, je ne pense pas être un homme de service public, je pense être un homme de privé parce que c’est une autre façon de réfléchir là-bas, et je n’étais pas très à l’aise", a