Réactions en chaîne. Jeudi 12 mars, l'humoriste suisse Julie Conti proposait dans "La bande originale", l'émission de France Inter de Nagui et Leïla Kaddour-Boudadi, une chronique qui avait fait grand bruit. "Le 15 mars, c'est la journée de lutte contre l'islamophobie. Joyeuse fête en avance à tous les musulmans !, avait-elle débuté. J'avais peur de ne pas être légitime pour traiter ce sujet parce que je ne suis ni musulmane, ni islamophobe. du coup pour avoir une vraie expertise sur le thème, j'ai écrit cette chronique avec Yacine, mon pote humoriste musulman. J'aurais bien aussi voulu avoir l'avis d'un humoriste islamophobe mais Sophia Aram ne passe que lundi sur Inter." Une sortie qui avait déplu à cette dernière, qui s'en était ouverte directement à Nagui dans une lettre ouverte publiée sur le site du "Point". " Je sais que tu mesures parfaitement ce que cela fait d’être mis en cause par des collègues. [...] Aucun doute n’est donc permis sur ta responsabilité, ni sur ton adhésion consciente et joyeuse à des accusations aux conséquences potentiellement bien plus graves que les moqueries dont tu te plaignais", avait notamment écrit Sophia Aram à l'attention de l'animateur-producteur de France 2. "Je suis d'accord avec toi. Je ne cautionne pas cette vanne et ne veux planter aucune cible dans le dos", lui avait-il alors assuré quelques heures plus tard dans un post d'excuses publié sur Instagram.
Quelques jours après cette polémique, c'est Julie Conti, que l'on n'avait pas entendu jusque-là, qui prend la parole. Sur son compte Instagram, l'humoriste, visiblement remontée, annonce quitter France Inter. "Il y a deux semaines, j'ai fait une chronique sur l'islamophobie [...] et cette chronique a fait un tollé. Alors non, pas au début, comme toutes mes chroniques, elle a fait quatre vues, ça ça va j'ai l'habitude. Mais il y a une blague, une blagounette en particulier qui n'a pas plus à la personne concernée, a détaillé Julie Conti, ne citant pas le nom de Sophia Aram "pour ne pas remettre une pièce dans la machine" mais précisant assumant totalement sa sortie et diffusant les rires qui l'avait accompagnée dans le studio. "La seule chose que je dirais, c'est quand t'aimes jeter de la m*rde en l'air, faut pas t'étonner si elle te retombe sur la gu**le. [...] Ça m'a valu un petit shitstorm de derrière les fagots qui a été contré par tout le soutien que j'ai reçu", a expliqué Julie Conti qui précise avoir été la cible d'insultes, de menaces de mort et de menaces de viol.
Elle poursuit : "Quand j'écris mes chroniques, mon but ce n'est pas de balancer l'opprobre sur l'audiovisuel public. Non, ça c'est le boulot de Charles-Henri Alloncle [une référence à la commission d 'enquête sur l'audiovisuel public, ndlr]. Pour éviter les retours de bâton, je pourrais juste traiter des sujets moins clivants. Mais je me connais, quand j'écris des chroniques, j'ai besoin de partir du fond de ce que j'ai envie de raconter et après je fous des blagues autour [...] Je ne vais pas commencer à écrire des chroniques sur le prix du matcha latte dans le 12ème arrondissement [...] Je pense qu'il y a d'autres sujets qui méritent d'être traités sur l'audiovisuel public avec des blagues. [...] J'assume le retour de flamme sur cette blague et les prochaines à venir, a détaillé l'humoriste, précisant être prête à gérer les critiques sur les réseaux sociaux. Mais pour le faire, j'ai besoin de me sentir bien entourée. Je n'ai plus envie de me retrouver dans une situation où je devrais justifier une de mes blagues ou encore pire, que quelqu'un d'autre doive s'excuser pour une de mes vannes ou la cautionner", a conclu Julie Conti, faisant référence à la réponse de Nagui à Sophia Aram, et officialisant son départ de France Inter.

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