11 décembre 2020 : TF1 diffusait en prime-time le tout premier épisode de l'émission "District Z", un concept totalement inédit produit par Arthur. Dans cette émission animée par Denis Brogniart, des candidats tentaient de dérober un maximum d'argent au personnage du Professeur Z, sans se faire attraper par l'un des terribles zombies qui rôdaient dans le décor. Pour son lancement, le programme avait réuni 5,35 millions de curieux, une excellente audience, qui s'était ensuite lentement érodée pour terminer avec une moyenne de 3,1 million de curieux sur 5 épisodes. La saison 2, lancée en fin d'année 2021, avait connu une trajectoire bien différente, avec un premier épisode à peine au-dessus des 2 millions de téléspectateurs pour sa P1 et 1,57 million de fidèles la semaine suivante : TF1 avait alors pris la décision de déprogrammer la fin de la saison.
Pour Arthur, "District Z" n'a malgré tout pas été un "flop". "Ça a été une fausse bonne idée. C'est un four, mais c'est pas un échec, a détaillé l'animateur-producteur dans le podcast "Fracture", dont il était l'invité. On s'est dit on va faire LE grand jeu d'aventure avec des zombies. Il y a 10 millions d'euros d'investissement, TF1 prend la moitié à sa charge [...]. Et moi, je prends mon risque producteur, j'en mets autant de ma poche, mais parce que déjà, au moment où j'ai pitché le programme à l'international, j'ai 10 clients qui veulent tourner dans mon hub, dans mon décor. J'avais déjà 10 clients qui m'en prenaient 10 chacun : 100 émissions, j'amortissais tout de suite mes 5 millions. "
Arthur organise alors son tournage, monte un décor de grande envergure, recrute des centaines de cascadeurs. "Comme j'y crois, il y a un appêtit, Fox veut l'émission, les Allemand, les Anglais, tout le monde, on est à faire un planning et on a un embouteillage de tournages ! Ça c'est une émission, en temps normal, elle doit faire 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. On construit les décors, on fait les répétitions et là, 9 jours avant la première, le Covid !, s'est remémoré l'animateur du "Dernier cercle". Je prends le risque de tourner, je mets les 300 personnes en quarantaine, je privatise des hôtels au Parc Astérix [...]. Je ne sais pas à ce moment-là que ça va durer des mois ! On démarre, et là, les Allemands : 'On ne peut pas venir', les Anglais 'On ne peut pas venir'... [...] aucun des pays étrangers ne vient tourner." Une très mauvaise financièrement parlant pour Arthur.
"On diffuse la première saison : c'est la plus grosse audience historique de TF1 depuis 2001 pour le lancement d'un divertissement, 47% de part de marché, c'est un carton monumental. On fait un point comptable, j'ai perdu 5 millions... mais je ne peux pas ne pas tourner la saison 2 d'une émission qui a fait autant de carton ! On remet 5 plaques [millions] sur la table [...] On bosse comme des cinglés, on tourne la saison 2... variant Delta [du Covid]. Personne n'est venu, a poursuivi Arthur. On a diffusé l'émission, elle a fait moins d'audience que la première [saison] et j'ai dit 'on plie les gaules'. À un moment, je suis chef d'entreprise ! J'avais un égo fantastique parce que ça a permis de montrer à la planète que la France produisait des truc fous pendant le Covid, mais à un moment je peux pas perdre autant de millions chaque année, a-t-il conclu, précisant avoir tout de même retiré du positif de cet épisode : "L'image de Satisfaction [la société de production d'Arthur, ndlr] à l'étranger, elle a explosé. Du jour au lendemain tout le monde s'est dit : 'Qui sont ces malades qui ont fait ce truc-là ?' Toute la planète travaille avec nous depuis cette émission."

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