Il est aujourd'hui un visage bien connu des téléspectateurs : Bruno Solo, star de "Caméra Café" et de multiples fictions et films de cinéma, est aujourd'hui un comédien populaire et une personnalité médiatique incontournable. Pourtant, comme il l'a expliqué dans "Un dimanche à la campagne" ce dimanche 29 mars sur France 2, son début de carrière n'a pas été des plus simples. Pire : il a, durant plusieurs années, échoué à se lancer, plongeant même dans une sérieuse dépression qui lui a même fait envisager le pire.
Comme l'a raconté le comédien, qui était invité dans l'émission de Frédéric Lopez aux côtés de l'humoriste Elena Nagapetyan et de l'auteur Louis Derungs, les difficultés ont commencé pour lui lorsqu'il lui a fallu quitter le nid familial, vers 19 ans. À cet âge, il sait déjà qu'il veut devenir acteur mais ne réussit pas à convertir l'essai durant ses quelques castings. "Personne ne savait, à part moi, que je voulais être comédien", s'est rappelé Bruno Solo en riant. Sa mère lui demande alors de trouver un travail : il en décroche un dans une librairie, qui lui rapporte un petit salaire et lui laisse le temps de travailler ses textes. "Et puis, ça dure, ça dure et j'ai l'impression qu'il n'y a plus que moi qui y croit. Je navigue un peu à vue, et je me retrouve un peu solo, c'est le cas de le dire [...] un peu isolé." Le comédien explique que ses parents eux-même commencent alors à douter de sa capacité à devenir un jour comédien. "Je sens que le chemin non seulement va être long mais extrêmement tourmenté. Et là, j'ai cinq ans d'errance totale."
Logé dans un petit studio à Paris grâce au soutien de son papa, le jeune Bruno Solo continue de travailler dans des librairies mais n'en tirer qu'un maigre salaire. "Je me fais virer parce que je ne vais pas bien et je m'enfonce dans une sorte de dépression très noire, très sombre....". L'acteur évoque une petite parenthèse, le temps d'un passage par l'armée. "Je fais croire à tous mes copains que je vais me faire réformer parce que tous s'étaient fait réformer !", raconte celui qui ne voulait dans le fond pas du tout manquer l'armée mais au contraire profiter de cette année de sécurité financière, qui était aussi un vrai garde-fou. "Je commençais à faire des conneries. Beaucoup d'alcool, de sorties sans un rond mais il y a toujours quelqu'un qui te paye un verre... C'est un peu le bordel quoi. Je sors de l'armée, là je suis vraiment au fond du trou." "Il y a beaucoup de trous", réagit alors avec humour Elena Nagapetyan. "Il y a beaucoup de trous oui, des petits, des grands et puis juste avant je commence à penser au grand trou, le définitif. J'ai rien, je n'ai pas de perspective, j'ai pas d'argent", a-t-il ajouté, avant d'expliquer avoir émotion avoir été secoué et sauvé par l'un de ses amis de toujours. Un déclic, qui va le pousser à reprendre sa vie en main.

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