Jimmy Kimmel au bord des larmes dans le "Jimmy Kimmel Live !"© ABC
C’était la der de l’année avant la trêve des confiseurs pour les animateurs de talk-shows français comme américains. A l’instar de Cyril Hanouna, en larmes dans "Tout beau, tout n9uf", Jimmy Kimmel a fendu l’armure dans son émission diffusée le jeudi 18 décembre. Secoué par une saison chaotique, où il a été momentanément suspendu d’antenne et sans cesse pris pour cible par Donald Trump, la star des anchormans a dressé le bilan d’une année "étrange" et "difficile" dans son traditionnel monologue. "Nous avons connu des bas, nous avons connu des hauts. Pour moi, peut-être plus que n’importe quelle autre année de ma vie", a-t-il seulement pu glisser, avant d’être saisi par l’émotion. "Je pleure déjà, je suis désolé", s'est interrompu l'habituel trublion.
Il a néanmoins combattu ses larmes pour reprendre son discours et remercier les partisans de son show satirique pour leur fidélité dans ce moment particulier. "Je tiens simplement à vous dire que nous apprécions votre soutien, votre enthousiasme, et pas seulement pour votre présence en tant que spectateurs. Cette année, vous nous avez littéralement sortis du pétrin, et nous ne vous remercierons jamais assez personnellement", a développé le présentateur dans une référence directe au tollé provoqué par l’annulation pure et simple de son émission en septembre dernier.
Suspendu par ses employeurs après une polémique autour d'une blague jugée "indélicate" sur l'assassinat de l'influenceur conservateur Charlie Kirk, Jimmy Kimmel avait effectué un retour tonitruant à l’antenne de la chaîne ABC, une semaine après. La grande star des late-shows a même été reconduite dans ses fonctions jusqu'au milieu de l’année 2027. Il poursuivra au moins une année supplémentaire son rôle de poil à gratter dans les médias américains.
Aussitôt son come-back devant les caméras de la chaîne propriété de Disney, l'humoriste avait repris sa verve satirique contre Donald Trump, se moquant de lui lorsqu’il somnole durant des réunions et qu’il prononce mal les noms de dirigeants étrangers. Mis en ligne sur YouTube, son monologue mêlant excuses et attaques compte plus de 23 millions de vues à l'heure actuelle. Le natif de Brooklyn a démarré son aventure sur cette chaîne en 2003, et s'était d'ailleurs ému de cette longévité sur le petit écran dans son plaidoyer de retour. "J'ai eu la chance de travailler dans une entreprise qui m'a permis de faire ce show comme nous le voulions depuis presque 23 ans. Même quand cela les mettait mal à l'aise, ils ont défendu mon droit de me moquer de nos dirigeants. Je leur en suis très reconnaissant", avait prononcé le présentateur des Oscars au sujet de ses patrons.

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