Suspendu de l'antenne de ABC pour ses propos sur Charlie Kirk, Jimmy Kimmel reviendra finalement à l'antenne ce mardi 23 septembre© Backgrid UK/ Bestimage/ABC
L'annonce de la prolongation du "Jimmy Kimmel Live !" sur ABC ne va pas faire plaisir à Donald Trump. En septembre dernier, le président américain s'était réjoui de la suspension du programme satirique de l'animateur, après ses mots sur la mort par balle du militant d’extrême droite Charlie Kirk. "Félicitations à ABC d'avoir enfin eu le courage de faire ce qui devait être fait. Kimmel n'a AUCUN talent", avait écrit le locataire de la Maison Blanche, ajoutant que cet arbitrage était une "excellente nouvelle pour l'Amérique". Or, trois mois après cette mise à l'écart éphémère, la grande star des late-shows a été reconduite dans ses fonctions jusqu'au milieu de l’année 2027, annonce une source proche du dossier à l'AFP, ce lundi 8 décembre. Son contrat devait à l’origine expirer en mai 2026.
Jimmy Kimmel poursuivra, au moins une année supplémentaire, son rôle de poil à gratter dans les médias américains. Aussitôt son retour devant les caméras de la chaîne propriété de Disney, l'humoriste avait repris sa verve satirique contre Donald Trump, se moquant de lui lorsqu’il somnole durant des réunions et qu’il prononce mal les noms de dirigeants étrangers. Mis en ligne sur YouTube, son monologue mêlant excuses et attaques compte plus de 23 millions de vues à l'heure actuelle. Il avait d'ailleurs élargi son discours à la liberté d'expression. "Ce show n'est pas important. Ce qui l'est, c'est de vivre dans un pays qui nous autorise à avoir une émission comme celle-ci", avait-il lancé, rappelant que ses homologues en Russie ou au Moyen-Orient risquent la prison pour leurs satires.
Le natif de Brooklyn a démarré son aventure sur cette chaîne en 2003, et s'était d'ailleurs ému de cette longévité à l'antenne dans son plaidoyer de retour. "J'ai eu la chance de travailler dans une entreprise qui m'a permis de faire ce show comme nous le voulions depuis presque 23 ans. Même quand cela les mettait mal à l'aise, ils ont défendu mon droit de me moquer de nos dirigeants. Je leur en suis très reconnaissant", avait prononcé le présentateur des Oscars au sujet de ses patrons.
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Sa joute verbale avec Donald Trump n'est donc pas prête de se terminer. Encore ce week-end, le chef d'Etat ne mâchait pas ses mots envers le trublion, le qualifiant d'"horrible". Pourtant, malgré tous ses noms d'oiseaux, Jimmy Kimmel, pas rancunier, caresse encore l'espoir d'"avoir Trump comme invité" dans l'avenir. Il a au moins un an et demi pour le convaincre.

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