Un duo alléchant pour une ode à la cuisine lyonnaise. Pour "Un petit air de bonheur", diffusé ce mardi soir sur France 3, le réalisateur Jacques Santamaria a convié Pierre Arditi et Laurent Gerra dans les deux premiers rôles. Le comédien chevronné donne la réplique à l'humoriste dans cette fiction inédite filmée par un cinéaste déjà à l'œuvre dans des séries telles que "Mongeville" et "Chez Maupassant". Cette fois-ci, il a imaginé une comédie dramatique suivant la nouvelle vie d'un pianiste émérite récemment installé dans la ville des Gones. Pierre Arditi prête ses traits à ce compositeur renommé qui décide de quitter Paris pour prendre un nouveau départ. Son appartement se trouve au-dessus d'un petit bouchon de quartier, "Aux Amis retrouvés", tenu par Sylvestre, un restaurateur jovial et accueillant campé par l'imitateur. Une cohabitation pour le meilleur... ou pour le pire ?
Le téléfilm joue en effet sur la relation plus ou moins conflictuelle entre les deux personnages. Jacques Santamaria n'a pas eu de mal à convaincre leurs interprètes respectifs d'allier leurs talents pour les mettre au service de cette production joyeuse. "Le point de départ, c'est surtout une demande de leur part. Ils voulaient rejouer ensemble", a expliqué le scénariste et réalisateur dans les colonnes de "La Montagne". Pierre Arditi et lui avaient collaboré ensemble dans "Clemenceau, la force d'aimer", proposé sur la Deux en 2023. Mais hors de question pour l'acteur et homme de théâtre de rester dans la lignée de films qui constituent le CV de Jacques Santamaria. "Pierre me dit simplement une chose : 'Je t'en supplie, tu nous fais ce que tu veux, mais pas de polar'", se souvient le spécialiste du genre, qui souhaitait de toute façon changer de registre. "Ils ne voulaient pas de ça et je n'avais de toute façon pas envie de les rassembler dans un énième polar", confirme-t-il.
Le réalisateur a donc travaillé sur le script, voulant y mettre "quelque chose de plus personnel, de plus léger", et l'a envoyé aux deux monstres sacrés. "Et dans les 10 minutes, ils m'ont répondu ! Ils ont dit : 'C'est magnifique, ne change rien !'", se souvient-il dans le quotidien régional. Laurent Gerra a été d'autant plus séduit par le scénario de cet unitaire faisant appel à deux de ses passions : Lyon et la gastronomie. “Ce film rassemble tous les ingrédients que j’aime", s'enthousiasme le propriétaire de trois adresses dans la capitale des Gaules.
