Christophe Pinna a décidément la dent dure contre la "Star Academy". Pendant quatre saisons (2005 à 2008), la légende du karaté français a transmis les valeurs de dépassement de soi à travers l'activité physique aux apprentis artistes. Mais, depuis son revival en 2022, le coach sportif n'a plus été appelé par la production, et Joel Bouïrama puis Ladji Doucouré lui ont succédé au château de Dammarie-les-Lys. Cette parenthèse est définitivement refermée pour le Niçois, qui ne se reconnait plus dans les valeurs véhiculées par le programme. Invité de l'émission Youtube "La Baze" présentée par Sasha Elbaz, il a scellé définitivement sa collaboration avec le télé-crochet, déplorant notamment la visite de drag queens aux académiciens. "Il y a des choses que je n'accepterais pas, des choses que la société accepte que je ne veux pas accepter", a-t-il argué au sujet de cette communauté.
Déjà par le passé, le spécialiste des arts martiaux avait dégommé l'émission et son évolution qu'il juge négative. La principale raison ? La place du sport réduite au strict minimum dans le planning des élèves. "On dirait que c'est de l'occupationnel, du jeu, contrairement à mon époque. On ridiculise le sport et le prof' par la même occasion. Quand je vois ça, ça me fait mal", fulminait celui qui trouvait du mérite à Ladji Doucouré, "un grand athlète que je respecte énormément".
Mais, ce temps semble révolu puisque le professeur de sport de cette saison 15 a perdu toute son admiration. "C'est méchant ce que je vais dire, mais c'est un animateur. Il ferait mieux d'avoir le BAFA pour le coup", a-t-il taclé. Christophe Pinna a enchaîné avec une nouvelle saillie sur le rôle minime tenu par Ladji Doucouré. "C'est un animateur sportif, il ne fait pas de lien avec les valeurs et la profession elle-même. C'est-à-dire que lorsque tu fais un cours, il faut donner un sens à la motivation. Tu peux les faire travailler sur le souffle, sur le repérage, mais il n'y a pas d'objectif de les faire jouer à la ba-balle", prodigue celui qui a arrêté de regarder un format censé former des stars de la chanson. "Ça m'est insupportable. Insupportable parce que c'est cracher sur mes quatre années de travail où j'ai essayé d'apporter quelque chose", peste l'ancien enseignant.
Sa colère est d'autant plus profonde qu'il reconnaît la qualité de la production et du divertissement. "C'est pour ça que ça m'exaspère. Il y a tellement de belles choses à faire et à apporter alors que c'est une discipline minime à la 'Star Ac'", regrette-t-il encore.
