C'était à la fin du mois d'août. Alors que les téléspectateurs s'attendaient à retrouver Léa Salamé à la présentation du "20 Heures" de France 2 après ses congés, la journaliste annonçait ne pas reprendre son fauteuil. "J'en avais pris l'engagement dès le premier jour et je m'y tiens, avait-elle lancé dans un post Instagram, quelques heurs après l'annonce de la candidature de Raphaël Glucksman à l'élection présidentielle. Je me mets en retrait de la présentation du journal de 20h, le temps de la candidature de mon compagnon, comme je l'avais fait lors des deux dernières élections européennes." C'est Jean-Baptiste Marteau, son joker qui avait déjà œuvré tout l'été, qui la remplace depuis... pour une durée indéterminée.
Celui qui présentait encore il y a quelques semaines la matinale de Franceinfo (il a été remplacé par Louise Bernard) est donc le nouveau visage du "20 Heures" de France 2 depuis la rentrée de septembre. Parfois défini comme "lisse" et un peu trop "consensuel", Jean-Baptiste Marteau se justifie auprès de "Télérama", défendant une certaine "sobriété" là où souvent "l’arrogance et la course au buzz prennent le dessus." "Il est consensuel, certes, mais sait se montrer pugnace quand il le faut, en posant des questions dérangeantes sans paraître partisan", ajoute à ce sujet un témoin auprès de nos confrères.
Le journaliste, qui est depuis plusieurs semaines distancé en audiences par le "20 Heures" de TF1 (entre 1 et 1,5 million de fidèles d'écart), avait été recommandé par Léa Salamé elle-même pour lui succéder. Jean-Baptiste Marteau avait d'ailleurs vivement défendu sa consoeur en fin de saison 2026, elle qui avait connu des débuts chaotiques pour son arrivée aux commandes du JT. "Tout était bon pour la critiquer, avait-il regretté lors d'une invitation du "Buzz TV" du "Figaro". On avait l'impression qu'on prenait le moindre petit prétexte en disant : 'Tiens, on va se payer Léa, ça va être formidable.' Et c’était parfaitement injuste. Moi, je me suis mis à sa place en me disant : 'Mais comment certaines personnes peuvent dire ce genre de choses ?' […] C'était profondément injuste et pas le reflet de la qualité de son travail, de son journal. Évidemment, je l’ai soutenue, elle a fait face, elle a été très forte", avait-il conclu.
