Jeudi 16 juillet, Léa Salamé présentait la dernière édition de la saison de son "20 Heures" sur France 2 avant de transmettre le témoin à son joker, Jean-Baptiste Marteau. La titulaire du poste a ainsi conclu sa première saison aux manettes de cet exercice avec un bilan satisfaisant. Les couacs des premiers mois ont été effacés au profit d'audiences en nette hausse ces dernières semaines. Du lundi 13 au jeudi 16 juillet, elle a réalisé un record depuis 2024 avec 24% de PDA en moyenne pour son JT. Pour autant, une épée de Damoclès plane au-dessus de la tête de celle qui assure en parallèle la présentation de "Quelle époque !". Car, en cas de candidature à la présidentielle de son compagnon Raphaël Glucksmann, elle a promis de libérer son siège, le temps de la campagne.
En attendant une éventuelle prise de position du fondateur de Place Publique, Léa Salamé recharge les batteries avec le sentiment du devoir accompli. Un sentiment également partagé par sa devancière au JT du soir, Anne-Sophie Lapix. La recrue du groupe M6 avait avoué avoir regardé "par curiosité" les premiers pas hésitants de sa consœur, sans les avoir commentés. Aujourd'hui, elle juge démesurées les critiques subies par celle qui a essuyé les plâtres de plusieurs erreurs. "Hélas, plus vous êtes présent à l’antenne, plus vous êtes exposés aux vagues d’attaques. Ça ne me surprend pas", indique à "TV Mag" la journaliste au coeur du dispositif des soirées politiques sur la Six. Pour ne pas subir le même traitement des internautes, elle explique avoir pris une décision radicale : "J’ai moi-même fait le choix de sortir de X après un déchaînement de tweets violents après des interviews. Je ne voulais pas faire partie de ce système".
Pour Anne-Sophie Lapix, comme pour Nathalie Renoux, également sondée par nos confrères, le fait qu'une figure féminine occupe un poste si exposé n'est pas à prendre en considération. "Je ne suis pas sûre que ce soit lié…", estime la première. L'enjeu du "20 Heures" ne concerne pas son incarnant mais l'ampleur de la responsabilité. "Plus on met un projecteur sur quelque chose et plus on communique, plus il y a des attentes et des critiques. Si ça avait été un homme, peut-être que les critiques auraient été différentes, mais je pense qu’il y en aurait eu aussi", concède l'ex-animatrice de "C à vous". Ses propos sont corroborés par le visage du "12:45" qui souligne que "les femmes sont bien installées" à l'antenne.
Les tumultes du début de saison ont en tout cas déstabilisé Léa Salamé, laquelle s'est même mise à "douter" de ses aptitudes pour le job proposé par la direction de France Télévisions. “Quand on dit oui aux '20 Heures', il faut accepter d’être attendue au tournant. Et de ce point de vue-là, je crois que l’on peut dire que j’ai été très attendue. Je mentirais si je disais que j’ai été insensible aux attaques. Sans doute, certaines critiques n’étaient pas infondées. Dans ces cas-là, je me tais et je travaille d’arrache-pied…", avait-elle confié à nos confrères du "Parisien".
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