Une ascension éclair avant une longue traversée du désert. Près de 15 ans après son burn-out et son départ vers Marrakech, Faudel est de retour sur scène grâce à la tournée "I Gotta Feeling", passant dans plusieurs Zénith de France. Celui qui était surnommé "Le petit prince du raï" y interprètera deux de ses plus grands tubes, aux côtés d'autres artistes majeurs de la fin des années 90 et du début des années 2000 (Alizée, Nâdiya ou encore Billy Crawford). Désormais installé au Maroc avec sa famille, le chanteur de 47 ans a rembobiné sa carrière auprès de nos confrères de "Paris Match", revenant sur son succès de l'époque, qui lui avait notamment permis de rejoindre la troupe des Enfoirés en 2001. Une intégration sur la demande de Jean-Jacques Goldman, en personne.
Mais, de cette aventure collective, Faudel n'en garde pas un souvenir enchanté. "Je suis arrivé porte de Saint-Cloud en voiture, je me suis garé devant les Trois Obus (un café du 16e arrondissement de Paris, ndlr) et je suis monté dans le bus où se trouvaient toutes les stars de l'époque. Je ne me suis pas senti à ma place", raconte-t-il dans les colonnes de l'hebdomadaire. Alors âgé de 23 ans, l'interprète de "Je veux vivre" se sent en décalage avec les piliers de la bande. "J’étais regardé, observé. Pierre Palmade faisait des blagues racistes, Jean-Jacques Goldman lui avait gentiment demandé de changer de ton", se rappelle celui qui figurait sur le dixième album du concert des Enfoirés. Entrer dans cette troupe avait une saveur particulière pour l'artiste. "Je me retrouvais là, alors que, dans les années 1990, mon père m’avait emmené manger aux Restos du cœur. Le contraste était violent. Peut-être trop". Trop pour un artiste qui n'a fait qu'un passage éclair dans la troupe.
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Les langues se délient lorsqu'il est question du regroupement de personnalités créé à l'initiative de Coluche. Le 11 octobre dernier, c'est Liane Foly qui avait exprimé son amertume quant à son éviction de la troupe dont elle était l'un des piliers depuis plus de vingt ans. "C'est très, très dur de ne plus être désirée. Je l'ai évidemment mal vécu au départ puisque la dernière, c'était en 2020", a-t-elle reconnu sur RTL, tout en ajoutant avoir fini par "se faire une raison". Elle cite même Jean-Jacques Goldman, qui répétait que "Les Enfoirés, personne n'y est irremplaçable puisque c'est une cause humanitaire".
Pourtant, derrière cet apparent recul sur la situation, l'ex-candidate des "Traîtres" garde une certaine rancœur. "Ce qui m'a dérangé un peu plus c'est qu'on pense que c'est une bande d'amis. Ou quand ils ne me voient plus arriver, eh bien ils se posent des questions ou ils me téléphonent : 'Comment ça se fait que t'es plus avec nous ?'. Et c'est là où j'avais noté que ce sont des collègues de paillettes", avait-elle lâché.

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