Jérémie Assous a longtemps été l'avocat de Gérard Depardieu.© Yehiel Chekroune / Bestimage
Il a longtemps été le cauchemar des sociétés de production d'émissions de télé-réalité. Celui, aussi, qui, par son agressivité, a choqué les parties civiles dans le procès de Gérard Depardieu, avant d'être congédié par l'acteur français. Ce jeudi 29 janvier, "Mediapart" rapporte que le médiatique Jérémie Assous a été définitivement condamné par la Cour de cassation, le 7 janvier dernier, pour travail dissimulé et contraint de requalifier le contrat d’une ancienne stagiaire en contrat de travail, en qualité de juriste. Une jeune avocate, Marie-Alix Chaboisson, l'avait attaqué aux prud'hommes et avait obtenu en appel la requalification de sa convention de stage en CDI. Le pourvoi du pénaliste de 48 ans n'a pas abouti, et le voilà contraint de lui verser plus de 40.000 euros d’indemnités (au titre de la requalification du contrat, du rappel de salaire, du treizième mois, d’une compensation de congés payés) et de dommages-intérêts pour son licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Dans son arrêt, la plus haute juridiction française retient une "intention de dissimulation" : "M. Assous, qui est un avocat spécialisé notamment en droit du travail et qui connaissait le statut de titulaire du Capa de Mme Chaboisson, ne pouvait ignorer l’illicéité de la convention de stage". "C’est donc de manière intentionnelle qu’[il] s’est soustrait à la déclaration d’embauche de Mme Chaboisson et aux déclarations relatives aux cotisations sociales", poursuit la cour. Le différent a commencé lors du recrutement comme stagiaire d'une jeune diplômée de l'école du barreau de Paris sur la période du 10 juillet au 31 décembre 2018. "Il m’a fait miroiter au départ un travail sur un marché qui était alors très tendu, puis il ne m’a pas payée intégralement le dernier mois de mon contrat. Il a pensé qu’une 'petite stagiaire' ne monterait jamais au créneau pour faire valoir ses droits, il a manqué de lucidité", cette jeune femme de 29 ans au moment des faits à "Mediapart".
Or, celle-ci, licenciée sans cause réelle et sérieuse, a saisi les prud'hommes pour réclamer ses droits et est allée au bout de sa procédure judiciaire à rebondissements. Aujourd'hui, Marie-Alix Caboisson se félicite de ce verdict dans les colonnes du pure player : "Je vais enfin pouvoir passer à autre chose, car huit années de procédure, c’est long". Elle espère que "cette décision aidera d’autres confrères et consœurs, dans une profession où il y a trop d’abus".
Cette décision judiciaire s’ajoute à d’autres récentes déconvenues pour Jérémie Assous, autrefois présenté par "Télérama" comme "l’homme qui fait trembler la téléréalité". En mai 2025, son client Gérard Depardieu a été condamné pour victimisation secondaire en raison des propos qu'il a tenus lors du procès à l’égard des plaignantes et de leurs avocates. En septembre, trois plaintes déontologiques ont été déposées contre le pénaliste devant l’ordre des avocats, même si l'intéressé les conteste en y voyant une manière de "paralyser l’exercice même de la défense". Deux mois plus tard, le quadragénaire a été dessaisi par le comédien sur les dossiers pénaux d’accusations de violences sexuelles.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2