"Mot de passe" tient son nouvel incarnant. En basculant sur France 3 dès le lundi 26 octobre prochain, le jeu qui s'amuse avec la langue française va retrouver une case quotidienne (17h20-17h50), avec Damien Thévenot aux commandes. L'ancien co-présentateur de "Télématin" succède dans cet exercice à Camille Cerf, évincée après une seule saison et un brin amère d'avoir appris sa mise à l'index dans la presse. En revanche, pour la recrue, il s'agit d'une nouvelle aventure enthousiasmante après ses adieux en larmes aux fidèles de la matinale de la Deux. Il connaît d'ailleurs bien les rouages du programme pour y avoir participé à plusieurs reprises en tant qu'invité pour épauler les candidats. À l'époque, c'est Patrick Sabatier qui lui donnait la parole et comptait les points.
Ayant pris du recul avec le petit écran, l'ex-animateur vedette de divertissements cultes ("Avis de recherche", "Porte-bonheur") s'est rappelé des interventions de son confrère et de l'envie qui l'animait de prendre sa place. "C’était un très bon candidat de 'Mot de passe' et il me disait quand il le faisait : ‘J’aimerais tellement le présenter', mais j’étais encore là’", a rembobiné dans le "Buzz TV" l'homme aux cinquante ans de carrière, avant de valider le choix de la direction du groupe public. "Je me suis engagé pour trois mois, je l'ai fait neuf ans. J'espère que Damien Thévenot aura cette longévité", a soutenu Patrick Sabatier, pas convaincu qu'il était, au moment du lancement, le meilleur choix pour animer le jeu.
L'auteur de ses mémoires ("Souviens-toi, c'était un mercredi") pensait sincèrement qu'il ne parviendrait pas à s'imposer dans ce format. "Je ne voulais pas y aller à 'Mot de passe', je l’explique dans le livre", affirme-t-il. Il s'est souvenu de sa réflexion d'alors : "J’ai dit : je ne serai pas à la hauteur, ce n’est pas mon truc. Moi, mon problème, c’était d’être à la hauteur de ce qu’on me proposait. Donc là, je disais : oh non, c’est pas pour moi". Ses doutes l'ont même conduit à donner une liste de confrères qui auraient pu se charger de cette mission à sa place. "J'ai fourni à Nicolas Pernikoff, qui était le directeur des divertissements de France Télévisions à l'époque, cinq noms d'animateurs qui pourraient l'animer mieux que moi", sourit-il aujourd'hui. Il a finalement signé un petit contrat pour y rester sept ans, avant que l'émission ne soit supprimée des grilles en 2016, malgré d'excellentes audiences.
