C'est un rendez-vous que les nostalgiques des années 90 ne sauraient manquer. Ce vendredi 2 mai à 21h10, RMC Story diffuse un prime spécial de "Le Bigdil", qui revient sur l'âge d'or de l'émission, avec d'anciens candidats et des visages emblématiques du programme, qui a marqué toute une génération de téléspectateurs entre 1998 et 2004 sur TF1. Pour cette émission événement, Vincent Lagaf' a retrouvé plusieurs de ses anciens camarades de jeu. Et pas question de faire les choses à moitié : l'animateur a même ressorti son mythique costume rose flashy pour coller à l'ambiance déjantée de l'époque.
Parmi les visages emblématiques réunis pour cette soirée hommage, on retrouve DJ Aspé, Loulou, mais aussi et surtout Ramuncho, inoubliable acolyte aux bretelles rouges et au bonnet péruvien. De son vrai nom Hervé Budin, Ramuncho a incarné ce personnage fantasque entre 1998 et 2003. Avec son élocution inimitable et ses sketches introductifs truffés de calembours, il ouvrait chaque blind test avec enthousiasme, ponctuant ses interventions par son cri de guerre devenu culte : "Jeu de mots, Ramuncho !"
Dans les colonnes de "Télé-Loisirs", Hervé Budin revient sur la naissance de ce personnage : "Tout au long de ces années, le personnage est resté identique dans son caractère et dans son esprit. Dans le spectacle où je l'avais créé, c'était un personnage qui jouait effectivement des instruments de musique, mais c'était surtout dans le cadre d'un sketch où il y avait du texte." L'ancien acolyte de Lagaf' se félicite d'avoir pu imposer son style : "Dans 'Le Bigdil', on m'a donné carte blanche et j'ai pu imposer le fait de faire un sketch à base de jeux de mots. Je finissais en disant 'Jeux de mots, Ramuncho !', une phrase qui a été dite de façon spontanée en plateau et qui est restée. Même chose pour 'Bonjour tout le monde les gens'. J'ai adapté ce personnage pour la télé." Son départ du programme, en 2003, un an avant la fin de l'émission sur TF1, il assure l'avoir lui-même choisi : "C’était une décision de ma part parce que j’avais fait le tour de mon personnage après cinq années et que je voulais me dégager du temps pour faire autre chose, notamment de l’écriture. Cela s’est fait naturellement."
Son retour dans l'émission spéciale n'a pas manqué de surprendre même ses anciens collègues. "Vincent a été surpris de retrouver chez moi les mêmes mimiques qu'il y a vingt-sept ans", sourit Hervé Budin. "On m'avait donné carte blanche et je ne voulais pas faire que de la musique." Clin d'œil émouvant pour les fans, le retour de Ramuncho sur le plateau du "Bigdil" aura aussi été un moment fort de retrouvailles pour toute la bande. "Quand j'ai retrouvé l'équipe, l'accueil était formidable, à la fois du public et du staff technique. Les retrouver c'était un vrai bonheur", a confié Hervé Budin dans un reportage diffusé par l'INA.
Mais que devient Ramuncho aujourd'hui ? Médecin de formation, Hervé Budin a connu un tournant dans sa carrière après un souci de santé. "Je n'ai pas pu exercer mon métier pendant 8 mois. Pendant ces 8 mois, on réfléchissait avec mon épouse, qui est pharmacienne, à ouvrir une pharmacie (...) et cette aventure a duré 17 ans. C'était une très belle réussite" confie-t-il à l'INA. S'il s'éloigne du petit écran, il ne le quitte jamais vraiment : "J'ai continué à écrire, pour des émissions de télé ou de radio. 'Deux heures avant le colisée' sur France 2, des émissions de Reichmann, et 'Nos chers voisins' sur TF1." Toujours aussi créatif, il a même publié un roman intitulé "L'Homme aux pieds nus", "dans le but d'en faire un film. C'est vraiment un rêve qui me tient à cœur".
Aujourd'hui âgé de 65 ans, Hervé Budin s'adonne à une nouvelle passion : la peinture. "C'est fabuleux. C'est le tout début, et je suis ravi parce que je m'éclate" déclare-t-il avec enthousiasme dans le reportage de l'INA. Et la relève artistique semble assurée. Son fils Romain, pianiste de 32 ans, l'a accompagné en coulisses du tournage. Vincent Lagaf' a d'ailleurs confié à "Télé-Loisirs" : "Ramuncho est un mec qui a fait des études, c'est quelqu'un de brillant. Il a fait le tour du show-business et il a bien vu le genre de milieu que c'était. Il a travaillé en pharmacie et maintenant c'est un joli retraité. J'ai voulu le convaincre de revenir au moins une fois. Il n'était pas chaud pour remettre un costume ridicule à 65 ans et faire 'coucou tout le monde les gens' mais il a accepté. Il est même venu en coulisses avec son fils qui est un pianiste très talentueux et que je vais prendre pour de futurs blind-tests du Bigdil !"

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