Habitué à conseiller des entrepreneurs dans "Qui veut être mon associé ?", Anthony Bourbon se retrouve plongé en pleine controverse. Comme l'a révélé le 2 mars le site de "L'Informé", le business angel a été reconnu coupable de contrefaçon par le tribunal judiciaire de Paris. Le fondateur de Feed a été attaqué en justice par le site Internet américain TheFeed.com, spécialiste de la vente en ligne de produits nutritionnels, qui lui reprochait d'utiliser un nom pourtant déposé en 2014 et lui réclamait des indemnités pour "contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme". Il a donc dû renoncer à sa marque, en plus de devoir "verser solidairement 179.416 euros à titre de dommages et intérêts provisionnels" à "Thefeed.com", "en réparation de la contrefaçon par imitation de la marque verbale de l’Union européenne The Feed".
D'abord silencieux, Anthony Bourbon a fini par sortir du mutisme, ce lundi 9 mars, dans une vidéo partagée sur Instagram pour réagir à ce qu'il qualifie de "bad buzz". "Voici la vérité sur tout ce qui s'est dit la semaine dernière", indique l'homme d'affaires de 37 ans, profitant de ce droit de réponse pour donner des conseils à des "ambitieux" empêtrés dans la même situation. "Je reviens point par point sur le bad buzz, je rétablis les faits, je donne les vrais chiffres et je partage des leçons pragmatiques qui serviront à tous les entrepreneurs : gestion de crise, adaptation, exécution, création de valeur...", contextualise l'un des investisseurs de l'émission de M6.
Il n'a pas voulu réagir à chaud, un moyen de défense "inefficace" selon lui. "Les gens sont là pour le sang, pour la haine, et ils ne veulent pas vous écouter, ne veulent pas de réponses pragmatiques", explique celui qui en veut aux médias pour leurs "gros titres putes à clics" et aux "rageux qui diffament". La réalité des faits serait toute autre pour Anthony Bourbon, lequel a relativisé cette condamnation. "J'ai cru que j'allais avoir la police qui venait me chercher lundi matin mais tout va bien. Il faut savoir que l'escroquerie est jugée par un tribunal correctionnel. Ça n'a rien à voir avec le litige qu'on a eu avec une autre entreprise américaine pour pure propriété intellectuelle", souligne-t-il. "En aucun cas, on a pris leurs produits et on les a copié-collé", ajoute le Bordelais qui dit vouloir attaquer les diffamants "pour le plaisir du jeu".
À lire aussi : "Une étape majeure et décisive" : Surprise, "Qui veut être mon associé ?", l’émission de M6, devient une plateforme et une entreprise
Le comparse de Kelly Massol s'est aussi défendu des critiques sur son profil d'entrepreneur raté et sur l'échec de sa société. "J'ai 37 ans et quand j'ai commencé Feed, j'en avais 26. J'ai levé plus de 35 millions d'euros, on a recruté des centaines de personnes, on est dans toute la distribution française, on a vendu des millions de produits", a énuméré l'homme taclé pour son style managérial rugueux. "C'est toujours facile à posteriori de dire que c'était la mode. Les gars, surfez sur la mode, le but c'est de gagner de l'argent, ce n'est pas de parler sur Instagram", a piqué Anthony Bourbon tout en reconnaissant que Feed n'a pas obtenu le succès escompté en France. "C'est néanmoins un succès personnel", analyse l'entrepreneur, qui a ensuite retracé dans la vidéo son parcours jusqu'à la création de Blast, un club d'investissement privé, qui propose d'investir dans des start-ups.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2