Un drame à la Une de toutes les chaînes d'information françaises. Depuis le 22 juillet et le feu qui s'est déclenché sur un chantier de débroussaillage à Saumos, en Gironde, les médias couvrent la progression impressionnante de ce gigantesque incendie qui a déjà parcouru 42.000 hectares, détruit des centaines d'habitations et provoqué l'évacuation de 200.000 personnes. Pour faire le point sur les opérations en cours, Éric Brocardi, le porte-parole des sapeurs-pompiers de France, était l'invité de l'émission de CNews, "L'Heure des Pros été", ce lundi 27 juillet à partir de 8h58.
Eliot Deval, qui remplace Pascal Praud pendant ses congés, était à la tête d'une édition spéciale consacrée à cette actualité alors que le feu n'est toujours pas fixé et que le président de la République Emmanuel Macron doit se rendre sur place dans la journée. Après avoir rendu hommage à ses confrères qui se battent avec "rage" et "hargne", le soldat du feu n'a pas réussi à contenir son émotion après la diffusion d'une "vidéo bouleversante", selon les mots du journaliste, publiée la veille par le Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Gironde (SDIS 33) sur leur compte Instagram. Il s'agit d'une compilation d'images des actions des sapeurs-pompiers sur le terrain qui résument leur courage et la solidarité qui se met en place autour d'eux.
Alors qu'Eliot Deval demandait à son interlocuteur de réagir à cette vidéo, celui-ci a mis quelques secondes avant de trouver ses mots, pris par l'émotion. "C'est compliqué, a-t-il finalement déclaré, des sanglots dans la voix. Parce qu'il y a des regards et il y a des pertes derrière. Forcément, ça reste un sujet aujourd'hui parce qu'on n'a pas à subir ce genre d'images", s'est-il justifié, appelant à "un sursaut, un éveil, une prise de conscience sur des gestes aberrants qui ne doivent plus exister". En effet, en France métropolitaine, 9 feux sur 10 sont d'origine humaine, selon l'observatoire des forêts françaises.
"Quand je vois des pompiers se battre, on ne peut qu'être fier d'eux. C'est l'engagement de leur vie. Mais ce n'est plus tolérable. On ne peut plus se permettre aujourd'hui de les envoyer au sol avec tous ces dégâts qu'on va laisser au niveau naturel", a-t-il poursuivi, toujours très ému. Avant de leur rendre un vibrant hommage : "Ce sont les soldats du feu, du climat, de la vie. [...] Je peux vous dire que leur courage ne sera pas oublié. De toute façon, on forcera les portes des médias pour le rappeler. Volontaires ou professionnels, ce sont des êtres humains à part entière sous leur uniforme". Une séquence que Puremédias vous propose de revoir en tête d'article.