Mr Bean plus fort qu'Eleven et le gang d'Hawkins. Il fallait faire preuve d'un optimisme béat pour imaginer l'issue de ce scénario, d'apparence déséquilibré sur le plateau. Et pourtant, au lendemain de la mise en ligne de la nouvelle comédie dont il est le héros sur Netflix, le plus candide des personnages de fiction a délogé les braves de "Stranger Things" au sommet des charts. Sorti le 12 décembre sur la plateforme, "Seul face au bébé", porté par Rowan Atkinson, se hisse à la première places des contenus les plus visionnés du catalogue dans le monde. C'est même un plébiscite total pour cette production de quatre épisodes puisque 75 pays en ont fait leur série-doudou du moment, période de Noël oblige. "Flixpatrol" révèle en effet que cette nouveauté effectue la course en tête au Canada, comme en Allemagne ou en Afrique du Sud. Chauvins, les Français lui préfèrent momentanément la saison 2 de "Pax Massilia", pour le plus grand bonheur de son créateur, Olivier Marchal.
"Seul face au bébé" reprend les recettes gagnantes et le format de "Seul face à l'abeille", sorti trois ans auparavant, et dans lequel le comédien chouchou des Britanniques incarnait un homme maladroit devant rivaliser avec un insecte rusé. Changement de décor et de "compagnon improbable" dans ce nouvel opus puisque le personnage de Trevor accepte un nouveau travail pour les fêtes de fin d'année : veiller sur un luxueux penthouse londonien. Mais, tout dérape, lorsque le gardien de luxe se retrouve seul responsable d’un bébé abandonné dans une crèche, qu’il doit gérer entre couches, biberons et alarmes de sécurité dernier cri.
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Cette intrigue marque le retour de Rowan Atkinson dans un rôle sur mesure : celui d’un homme ordinaire embarqué dans une situation absurde qui dégénère à chaque minute. Dans ce divertissement qui alterne entre émotion et humour, l'acteur conserve cette précision comique héritée de "Mr. Bean" avec son visage expressif au possible, un sens du rythme parfait et un art de la catastrophe qui repose moins sur la parole que sur la situation. Ceux qui ont sont déjà allés au bout de cette fiction délirante retiennent surtout la palette d'émotions du roi de l'absurde et le message de fond appréciable pendant cette période trêve des confiseurs. D'autres, plus critiques, comme le journaliste de "Télérama" regrette une "comédie trop paresseuse". Pas de quoi décourager les amateurs du genre qui continueront de se ruer sur ce gentil conte de Noël.

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