Marseille s'apprête de nouveau à trembler. Il y a tout juste deux ans, Olivier Marchal secouait Netflix et ses abonnés en les embarquant dans les failles d’une ville où la frontière entre flics et voyous se brouille. Le succès fut immédiatement au rendez-vous puisque le cocktail de violence, d'action et de romance a permis à "Pax Massilia" de s'installer dans le Top 3 mondial dans les cinq premiers jours suivant sa sortie. En trois semaines de diffusion, le polar explosif de l'ancien flic a cumulé plus de 10 millions de vues, et il était logique que le géant du streaming commande au roi du genre une deuxième salve d'épisodes de cette vitrine du savoir-faire français en matière de fiction. Cette seconde saison, composée de six épisodes, est disponible depuis ce mardi 9 décembre, et elle s'inscrit dans le même registre nerveux que la précédente.
L'intrigue reprend au moment où Lyes Benamar, campé par Tewfik Jallab ("Engrenages") croupit derrière les verrous et se voit offrir une chance de liberté conditionnelle, à une condition : infiltrer un réseau criminel dirigé par un ami d’enfance devenu trafiquant. À Marseille, son ancienne bande des "Cramés" composée d'Alice (Jeanne Goursaud), Audrey (Lani Sagoyou), Arno (Olivier Barthélémy) et Tatoo (Idir Azougli) fait, elle, face à une nouvelle génération de trafiquants, pratiquant un deal qui concurrence les gros bonnets de la drogue, leur modèle économique et l'équilibre des forces. Guerre des gangs, règlements de compte et trahisons sont donc au menu de cette suite qui ne fait pas dans la demi-mesure. Le réalisateur a d'ailleurs qualifié le tournage de "bordel absolu" dans "Télé-Loisirs" : "Cette série, c'est Marseille et j'adore Marseille ! Elle s'est faite dans un chaos, un désordre, un bordel absolu. En fait, c'est ce qui se voit, c'est ce qui a marché à l'image."
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Les premiers retours de la presse ne contredisent pas le créateur de "Braquo" en soulignant la continuité du récit, toutefois plus sombre. "Le Parisien" décrit "une plongée toujours aussi violente, et sans concession, dans la corruption et le milieu de la drogue dans la cité phocéenne", tandis que "La Provence" encourage ses lecteurs à se pencher sur cette production à la limite du documentaire qui "dépeint sans tabou le milieu carcéral". Les critiques se mettent aussi d'accord sur l'authenticité d'un casting à majorité local et l'atmosphère fidèle à la griffe d'Olivier Marchal. De son côté, "Télé-Loisirs" alerte sur la violence de scènes d'action qui peuvent "épousseter bien des paupières".

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