"Troll 2" et "Champagns Problems" ont du souci à se faire. Ce vendredi 5 décembre déboule dans le catalogue Netflix la dernière grosse cartouche de l'année qui pourrait faire de l'ombre aux deux derniers gros succès de la plateforme. Porté par George Clooney et Adam Sandler, ce "Jay Kelly" suit la trajectoire "d’un célèbre acteur hollywoodien (Clooney) et de son manager fidèle (Sandler), embarqués dans un road trip express et étonnamment introspectif à travers l’Europe. Au fil du voyage, les deux hommes sont confrontés à leurs choix passés, à leurs relations personnelles et à l’héritage qu’ils laisseront derrière eux."
Présentée en compétition à la Mostra de Venise, cette comédie dramatique est la quatrième collaboration du réalisateur Noah Baumbach avec le géant frappé du N, après "The Meyerowitz Stories" (2017), "Marriage Story" (2019) et "White Noise" (2022). Entre rencontres inattendues et regards vers l’avenir, le cinéaste a voulu explorer une nouvelle fois la crise intime avec finesse et humour mélancolique. Un cocktail qui a trouvé un écho très fort chez les deux légendes d'Hollywood. "La beauté de l'histoire réside dans le fait qu'il s'agit de deux personnes qui, à la fin, réalisent qu'elles sont en réalité de véritables amis", soulignait George Clooney sur les ondes de France Inter, entre deux compliments versés à la SNCF. "Je ne sais pas si l'on a tous besoin d'un Ron (l'assistant fidèle, ndlr), mais c'est agréable d'en avoir un dans son entourage", avait surenchéri son compagnon de route.
Côté partenaires, les deux hommes sont gâtés avec un impressionnant défilé de stars sur les plateaux de tournage : Laura Dern ("Jurassic Park", "Blue Velvet"), Billy Crudup ("Big Fish", "Morning Show"), Riley Keough ("Under the Bridge"), Stacy Keach ("American Story X"). Cependant, cette accumulation de guests n'empêche pas les critiques entourant ce film événement. "Baumbach semble essoufflé, sans réelle inspiration, et Clooney ne lui offre aucun matériau auquel se raccrocher. Tout y paraît trop réglé, trop fabriqué", regrette un spécialiste de Radio France. Son confrère des "Inrocks" se révèle encore plus sévère en décrivant le narcissisme du héros de "gênant et pathétique". Heureusement, plusieurs titres de presse défendent le travail de Noah Baumbach et le présentent comme "émouvant, drôle, parfois étonnant". Aux abonnés de Netflix de se forger leur propre avis à partir de ce 5 décembre.

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