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"Nous n'aurions pas dû donner la parole" : Après "des propos insultants" tenus par un enfant de 8 ans en direct au micro de Franceinfo, la direction exprime ses "regrets"
Publié le 8 novembre 2026 à 11:00
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Une séquence diffusée en direct sur Franceinfo, samedi 7 novembre, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Interrogé lors d'une manifestation parisienne, un garçon de 8 ans a multiplié les insultes contre Emmanuel Macron et les policiers.
Un enfant insulte Emmanuel Macron et les policiers en direct sur Franceinfo ce samedi 7 novembre © FranceInfo

Une interview qui n'est pas passée inaperçue. Ce samedi 7 novembre, alors que plusieurs milliers de personnes défilaient à Paris dans le cadre d'une nouvelle journée de mobilisation sociale, une journaliste de Franceinfo a tendu son micro à Marcel, un garçon de 8 ans venu manifester avec son père. Et le jeune participant n'a pas mâché ses mots.

"La direction regrette que des propos insultants aient été tenus en direct"

Après avoir interrogé son père sur les raisons de sa présence dans le cortège, la reporter s'est tournée vers l'enfant pour l'interroger sur les raisons de sa présence dans le cortège. Mais sa réponse s'est avérée pour le moins surprenante. "Je trouve que Macron est un connard, comme tous ces flics de merde", a-t-il lancé spontanément. "On ne va peut-être pas dire des gros mots, Marcel", a immédiatement réagi la journaliste, avant de l'interroger sur son soutien aux lycéens.

Mais le garçon a poursuivi sur le même ton. "Pourquoi Macron peut pas les putain d'écouter ? Il fait rien du tout. C'est un énorme connard", s'est-il emporté, critiquant à sa manière les moyens consacrés au dispositif policier plutôt qu'aux établissements scolaires. Face à ces nouvelles insultes, la journaliste a finalement mis fin à l'échange pour poursuivre son duplex. Sur le plateau, un intervenant a qualifié la séquence de "scandaleuse", tandis que la présentatrice déplorait le manque de politesse de certains manifestants.

Rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, l'interview a provoqué des réactions contrastées. Certains internautes ont salué la spontanéité de l'enfant, tandis que d'autres ont critiqué ses propos et l'absence d'intervention de son père. Du pain béni pour CNews, jamais avare de mots pour critiquer leurs concurrents du service public. Ce dimanche dans "L'Heure des Pros", le présentateur Eliot Deval est allé jusqu'à consacrer son éditorial à l'intervention virale du jeune enfant. "Rien ne va dans la séquence du petit Marcel", a-t-il notamment lancé. 

Samedi soir, la direction de Franceinfo a publié un communiqué sur X pour revenir sur cet incident. "La direction regrette que des propos insultants aient été tenus en direct par un enfant lors d'une manifestation. Même si ces propos ont été recadrés par la présentatrice, nous n'aurions pas dû donner la parole à un enfant. Des consignes en ce sens ont été rappelées", a indiqué la chaîne.

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Coupable de plusieurs erreurs, Alix Bouilhaguet (Franceinfo) visée par une procédure disciplinaire de France Télévisions

Cette séquence intervient alors que Franceinfo a déjà été confrontée à plusieurs controverses ces dernières semaines. Le 24 octobre, la chaîne d'information avait notamment diffusé des images de manifestations à Tirana, en Albanie, en les présentant par erreur comme un direct de Lyon. Une confusion rapidement corrigée à l'antenne, accompagnée d'excuses aux téléspectateurs.

Plus récemment, vendredi 6 novembre, France Télévisions a confirmé l'ouverture d'une procédure disciplinaire visant son éditorialiste politique Alix Bouilhaguet, après plusieurs erreurs commises à l'antenne. Le 21 octobre, la journaliste avait notamment affirmé à tort que Jean-Luc Mélenchon n'avait pas condamné les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre, avant de présenter ses excuses. En avril dernier, l'Arcom avait également mis en demeure Radio France après une interview de Manuel Bompard sur France Inter et franceinfo, au cours de laquelle plusieurs de ses affirmations avaient été jugées fausses ou imprécises.

Dans un autre registre, le 28 octobre, l'interview particulièrement tendue de Sarah Knafo par Simon Le Baron et Audrey Tison avait également fait réagir. Dénonçant un "simulacre de procès" et un traitement partial, l'eurodéputée Reconquête avait annoncé saisir l'Arcom pour demander une mise en demeure de Radio France. Des accusations rejetées par la direction de franceinfo et la Société des journalistes de Radio France, qui avaient apporté leur soutien aux deux intervieweurs.

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Par Bruna Fernandez | Journaliste
Née à l’époque des “Inconnus”, Bruna grandit entre le Brésil et la France. Enfant, elle enrichit son imaginaire devant le grand et le petit écran. Devenue journaliste, elle passe derrière la caméra et travaille pour plusieurs émissions. Un petit monde qu’elle se plaît à décortiquer pour puremedias.
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