En 24 heures, Matthieu Lartot est passé du moderne stade de France à celui plus architectural de San Siro a Milan, à la ballade du XV de France contre l'Irlande à une autre parade tricolore sur la neige de Cortina. Aux commentaires du match inaugural du Tournoi des 6 Nations qui a souri aux Bleus jeudi soir, le journaliste du service public a officié le lendemain comme chef d'orchestre de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver. Preuve que le planning du pilier du service des sports de France Télévisions est bien chargé en ce mois de février. Entre le rugby, sa discipline de prédilection, et la couverture de la quinzaine olympique, le journaliste remis d'un cancer du genou s'est préparé comme un sportif de haut niveau pour relever le challenge. Il sait que des périodes de vaches maigres l'attendent avec le plan d'économie demandé par Delphine Ernotte pour l'exercice 2026.
Avec ce contexte budgétaire contraint, Matthieu Lartot est conscient du "mauvais moment" à passer. Mais il préfère courber l’échine et ne pas plier face à la situation. "On doit faire mieux avec moins de moyens. Cela va vous demander d’avantage de travail et d’investissement", confie le présentateur de "Stade 2" à nos confrères de "Sattelifacts". Pas question pour lui d’altérer la qualité du magazine historiques des dimanches de France 2, qui vient de fêter son 50e anniversaire. "Nous allons travailler nos formats et aller moins loin pour nos reportages avec la même exigence", promet-il.
Malgré son enthousiasme, le féru de rugby a été douché par la rétrocession d’une partie des droits du Tournoi des 6 nations à TF1. Mais, il préfère voir le verre à moitié plein : "Avec Dimitri Yachvili, on ne commente que ce que l’on nous donne à commenter. Le marché des droits sportifs est hyper concurrentiel et le contexte économique du groupe particulier. On va commenter le Tournoi avec moins de matches mais avec la même ferveur et le même professionnel". La recette du sport en direct et le savoir-faire du service public marchent toujours. Pas moins de 7,24 millions de supporters ont suivi le France-Irlande d’ouverture, programmé exceptionnellement en milieu de semaine. Un score (meilleure audience historique pour un match d’ouverture) qui le conforte dans son leitmotiv hérité de la méthode Coué : "Il ne faut pas se lamenter et se projeter vers l’avenir avec enthousiasme".
A lire aussi : "Mettre un peu de fun et rigoler" : Un athlète français chute délibérément pendant la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver 2026
Avec Matthieu Lartot comme fer de lance, aux cotés de Laurent Luyat, Céline Grès, Olivia Leray et Fabien Lévèque, France Télévisions soufflera le froid et le show du 6 au 22 février avec un dispositif éditorial XXL pour cette 25e édition hivernale. Toutes les épreuves de la compétition seront retransmises en clair sur les antennes du groupe audiovisuel, qui mobilisera trois chaînes pour l'occasion et quelques-uns de ses consultants phares. De jour comme de nuit, les férus de sports de glisse pourront vivre au rythme de l'événement avec quinze heures de direct quotidien, le lancement d'une chaîne numérique disponible 24h/24, un magazine revenant sur les temps forts de la journée, et des équipes au plus près des sites italiens.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2