Médiatisé depuis peu et déjà sous le feu des critiques, parfois acerbes, sur les réseaux sociaux. Le jeune chanteur Sam Sauvage, 25 ans, a reçu vendredi 13 février la Victoire de la révélation masculine de l'année aux Victoires de la musique. Une consécration de taille pour ce jeune natif du Pas-de-Calais qui a sorti le 30 janvier son premier album, "Mesdames, messieurs", après un EP et plusieurs singles.
Mais avec sa notoriété grandissante et la médiatisation obtenue grâce aux Victoires de la musique, le jeune auteur-compositeur-interprète a été confronté ce week-end à un phénomène qu'il ne connaissait pas encore : la haine sur les réseaux sociaux. Sam Sauvage s'est en effet retrouvé ces derniers jours au cœur d'une déferlante de messages méprisants voire carrément agressifs. Lundi 16 février, le jeune homme a pris la parole, en story, sur son compte Instagram. "Les insultes et parfois même les menaces sont très virulentes sur d’autres réseaux. On dit des choses à mon sujet qui relèvent de l’horreur et du dégoût. C’est peut-être le prix à payer de vouloir vivre de sa musique, d’être un musicien libre et trop heureux de l’être... Il ne faut pas leur en vouloir, le temps apprendra à ces gens que la haine gratuite peut toucher, et que parfois même, elle tue", a-t-il expliqué, assurant par ailleurs prendre cette situation délicate avec "beaucoup de distance".
Sam Sauvage ajoute pourtant avoir été la cible d'une agression physique concrète. "La seule chose que je ne peux tolérer ce sont les débordements dans la vie de tous les jours, la vraie. Je pense à ce jeune garçon qui a trouvé bon de m’insulter dans le métro et de cracher par terre, devant moi, a-t-il raconté, avant d'ajouter : Je l’encourage à s’apaiser, et à réfléchir aux conséquences de ses actes. Toujours sans haine de ma part, mais avec en fait beaucoup de considération et de peine pour lui." La traversée de cet épisode orageux a inspiré à l'artiste une chanson, publiée hier sur son compte Instagram. " Le petit bout de chanson écrit sur un bout de table en cinq minutes vient du cœur vu ce que je lis depuis trois jours. Protégez vous des réseaux, a-t-il écrit en légende de ce titre dans lequel il entonne : "Ils tapent du doigt fermé / Ce qu'ils ne peuvent crier / dans la rue, bien cachés / Loin des comptoirs désuets / Ils ont des fils, ils ont des filles / Une tête, comme vous et moi / La haine au digital / La haine au creux de la toile / Mais qu'est-ce qui a pu faire si mal / A ce gens nés sans morale / Qui parlent aux autres comme s'il parlaient à leur journal". La meilleure des réponses à ses détracteurs ?

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