Elle est l'héroïne de l'une des séries les plus populaires du service public. Gwendoline Hamon, l'interprète de la commissaire Florence Cassandre dans la série "Cassandre", réunit depuis 2015 des millions de fidèles devant cette fiction policière aux déjà 9 saisons. Après plusieurs pics à 5 millions de fidèle sur France 3 (en 2020, 2021 et plus récemment en 2023), la série oscille depuis 2022 entre 4 et 5 millions de fidèles pour ses inédits, des scores massifs malgré une déception pour le dernier épisode en date, "À toute volée", qui n'avait réuni "que" 3,93 millions de fans sur France 3 en mars 2025.
Actrice incontournable de l'univers des séries télé, Gwendoline Hamon était l'invitée le lundi 23 février du "Buzz TV" du Figaro. L'occasion pour elle d'exposer clairement quelques regrets quant à son statut actuel, même si elle se refuse à cracher dans la soupe. "Il fut un temps où ce n'était pas mon rêve d'être l'héroïne d'une série télé, parce que j'avais peur d'être enfermée, et c'est une réalité : je suis probablement un petit peu enfermée, a débuté la comédienne face aux journalistes Nicolas Vollaire et Damien Canivez. Encore une fois, on ne va pas repartir sur ce discours, j'en ai déjà parlé, mais on est dans un pays où on vous met dans des cases. C'est vrai que ce n'est pas comme ça dans les pays anglo-saxons."
La comédienne de 55 ans, qui n'a tourné que 3 films au cinéma entre 2018 et 2022 mais sept séries destinées à la télévision, sans compter les épisodes de "Cassandre", poursuit : "Moi je suis dans une case maintenant de télé 'linéaire', il paraît que ça s'appelle comme ça. Donc les plateformes ne veulent pas d'acteurs 'linéaires', ou peu... On le sait : le cinéma a ses acteurs, les plateformes ont leurs acteurs, et la télé a ses acteurs, a-t-elle expliqué avant d'ajouter qu'elle trouvait heureusement son épanouissement dans la pratique du théâtre. Je suis dans une case, mais j'ai la chance d'être dans une case avec du succès et puis quand même d'être heureuse. Comme 'Cassandre' est une série de qualité, il y a plein de très bons acteurs qui viennent. [...] Rien n'est terminé, mais oui, je sais que je suis dans une case, que je regrette vraiment parce que moi je crois qu'un interprète, c'est un interprète : il est bon, ou il n'est pas bon. En France, il y a un côté ringard un peu [à venir des séries pour faire du cinéma]", a-t-elle ajouté. Un cri du cœur qui sera entendu par des producteurs ?

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