"Léa Salamé, culte ou pas culte ?" Invitée du podcast d'Alice Underground sur YouTube, Daphné Bürki, remarquable dans son rôle de directrice artistique des 2be3 dans la série anthologique de Prime Video, s'est retrouvée à trancher sur cette question. A l'instar de plusieurs confrères, l'animatrice de France Télévisions, qui a toutefois décidé de prendre ses distances avec le petit écran, a défendu la présentatrice du "20 Heures" de France 2, avec laquelle elle a débuté dans le groupe Canal+. Pour autant, elle ne l'a pas classée dans la catégorie des personnalités "cultes", préférant retenir certaines séquences marquantes ayant façonné sa carrière. Elle-même s'est souvenue d'une séquence "limite culte" en présence de la concernée dans "Quelle époque!". "Enculé", a-t-elle précisé lorsque son interlocutrice lui a demandé de laquelle il s'agissait.
En juin 2023, l'une des jurées de "Drag Race France" n'avait pas apprécié une plaisanterie de l'humoriste du talk-show Paul de Saint Sernin. "Je me dis qu'une pointe de vulgarité, ça rend une phrase un peu banale très marrante. Qu'est-ce que t'en penses, enculé ?", avait lâché le sniper, demandant l'approbation de Thierry Ardisson, invité en plateau. Plusieurs minutes plus tard, Daphné Bürki l'avait recadré pour cette "insulte qui n'existe pas" : "Tout à l'heure, je n'ai pas réagi. En fait, je ne supporte plus le mot 'enculé'. C'est une insulte homophobe et moi, je vous souhaite de vous faire enculer parce que cela peut être très chouette".
Plus de deux ans plus tard, l'ancien visage de Culturebox a rappelé l'existence de cet extrait "viral". "Cela a été compliqué pour moi. Il y a eu des mots homophobes prononcés sur le plateau qui ne m'allaient pas. Et c'est parti en sucette", a rembobiné celle qui a toujours affiché son soutien à la communauté LGBT+ . Et de développer sur les conséquences de sa réaction de l'époque : "Ils l'ont utilisé à un moment où cela n'avait rien à faire là. Mais, comme d'habitude, cette séquence a été coupée, montée, postée, et après cela te vaut quelques journées à surveiller ta porte".
Autre séquence diffusée à la télé que regrette Daphné Bürki, celle la montrant en pleine crise de larmes à la fin de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024, qu'elle commentait pour France Télévisions. La directrice "stylisme et costumes" de l'événement avait craqué en direct, rendant notamment hommage à David Hache, son compagnon décédé brutalement quelques mois plus tôt. Plus d'un an plus tard, dans les colonnes de "L'Equipe Mag", elle avait confié une certaine amertume quant à la diffusion de ses sanglots : "Je me souviens de moments de vulnérabilité qu’on n’avait pas le droit de montrer. Il y allait de la sécurité du pays ! Et la seule vulnérabilité qui a été vue, j’aurais aimé qu’elle ne se voie pas. Je suis déçue qu’ils aient filmé ça." Avant de conclure : "La douleur est venue sur mon visage. Ce n'était pas un joli pleur de Marion Cotillard. Mais c'était vivant".

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