Après "Pourquoi je vis", "Mercato" ou encore la saga des "Panique à", TF1 continue de faire confiance à Arnaud Ducret dans un registre dont il est coutumier : la comédie familiale, teintée d'émotion. Dans "Papa malgré lui", le comédien se glisse dans la peau d'Alex, un journaliste fêtard et insouciant qui voit sa vie basculer le jour où il apprend que sa fille, qu'il n'a pas vue depuis quinze ans, est harcelée à l'école. Décidé à rattraper les années perdues, il s'infiltre dans son lycée en tant que professeur d'histoire, là où il aurait été plus à l'aise dans les baskets d'un enseignant de sport. Aux côtés de l'ex-star des cafés théâtre, apparaissent au générique de l’unitaire les actrices Barbara Cabrita (Ana), Elodie Poux (la proviseure Lelièvre), Lara Tavella (Manon) et Yara Charry (Julie).
Derrière ce pitch se cache un message sur un sujet sociétal d'actualité. Cet enrobage tout en légèreté parviendra-t-il à mieux prévenir les dangers dans lesquels sont plongés les harcelés et leur famille ? Ce format hybride, déroulé en 2 épisodes de 45 minutes, a en tout cas convaincu Arnaud Ducret de s'y plonger. "Ils (les scénaristes, ndlr) auraient pu m’envoyer un drame qui m’aurait aussi plu s’il était bien écrit. Après, c’est vrai que je trouvais l’idée bonne de pouvoir avoir un peu de légèreté là-dedans, à travers plusieurs axes (...) et il y avait l’idée que l’infiltration d’Alex pouvait se décliner dans d’autres missions, donc le tout m’a beaucoup plu", a expliqué l'acteur ascendant humoriste dans les colonnes de "Ouest-France".
L'idée que cet unitaire puisse avoir une suite et s'étendre à d'autres univers est-elle dans les cartons ? "C’est envisagé par la production et par moi-même. Après, est-ce que c’est envisageable par la chaîne ? Je ne sais pas encore", rigole-t-il. Avant d'ajouter plus sérieusement : "Mais c’est un principe qui peut être déclinable, d’avoir quelqu’un qui s’infiltre dans plusieurs endroits, comme dans l’armée".
A lire aussi : "Le nounou" : Des épisodes inédits de la série de TF1 avec Booder sont-ils prévus ?
Attendu dans des rôles comiques, Arnaud Ducret marche plutôt à l'affect à la lecture des scénarii tendus par les showrunners. Le sujet d'intérêt public de "Papa malgré lui" lui a parlé, tout comme cette relation père-fille avec la jeune actrice Lara Tavella. "Je cherche simplement à raconter des histoires qui me plaisent et que j’ai envie de raconter. Ça, c’est la première chose. J’ai fait de la comédie, mais je ne suis pas contre un joli film d’époque. J’ai envie de tout traiter. Mais dans ce métier, il faut donner les clés aux producteurs, aux distributeurs pour qu’ils comprennent que vous êtes capables de faire autre chose que de la comédie. Mais si on me propose de la comédie et que les épisodes et les histoires racontées me plaisent, j’y vais", assure celui qui sera à l'affiche de "Triple je" sur M6. Une autre comédie pour laquelle ce couteau suisse va se démultiplier.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2